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Savriacooty peut être examinée par Boolell

25 novembre 2006, 00:00

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Marie Linley Savriacooty a demandé que le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer, ne puisse l?examiner. Et sa requête a été rejetée hier par la juge Saheeda Peeroo. Mais ce jugement pourrait toutefois ne pas changer grand-chose à la suite des événements car, comme le fait ressortir le juge, cet examen «will serve no useful purpose.» Plus de trois mois se sont, en effet, écoulés depuis son agression alléguée. Et le Dr Boolell avait exprimé des réserves quant au fait qu?un examen médical «would serve any forensic purpose» vu ce délai.

Ainsi, le Dr Boolell avait objecté à la demande de Marie Linley Savriacooty. Il avait indiqué qu?en sa capacité de chef du département des médecins légistes, c?était à lui et non à la présumée victime de décider qui procéderait à l?examen.

Marie Linley Savriacooty a déposé une plainte le 7 août au poste de police de Mahébourg. Elle y allègue qu?elle aurait été séquestrée et violée par trois personnes. Une séquestration qui aurait duré du 31 juillet au 4 août et qui aurait bénéficié de la complicité de trois hauts gradés de la police. Le 4 août, affirme-t-elle, ses kidnappeurs l?auraient laissée près du marché de Curepipe, d?où elle aurait pris l?autobus pour rentrer chez elle, à Mahébourg.

La présumée victime a ensuite été transportée à l?hôpital Jawaharlall Nehru. Elle y est examinée par plusieurs médecins. À sa demande, le Dr Amah Charya Gujjalu, ex-médecin légiste, examine ses blessures. Il en conclut qu?elles ne sont pas «self-inflicted». Après sa décharge de l?hôpital, la jeune femme est invitée à se faire examiner par le Dr Boolell. Son avoué, Me Pazahany Rengasamy, informe le commissaire de police, le 8 août, que sa cliente s?y refuse.

Deux jours plus tard, Me Rengasamy Informe le commissaire de police que Linley Savriacooty dit n?avoir pas confiance en le Dr Boolell. Elle soutient qu?il aurait fait des commentaires injustifiés à son endroit et qu?il pourrait être «biased». Elle lui reproche, en outre, d?avoir laissé filtrer des informations à la presse selon lesquelles ses blessures auraient été «self-inflicted».

Dans son affidavit en date du 12 septembre, le Dr Boolell nie les allégations de bias. Il soutient que l?examen d?un cas allégué de viol doit être fait le plus tôt possible dans le but d?assurer «an accurate assessment» des blessures subies de même que «the collection of relevant samples for forensic purposes». Le Dr Boolell a également indiqué ne pas être responsable des articles publiés par la presse.

Avant de trancher, la juge a noté que le commissaire de police a accepté que la plaignante soit examinée par le Dr Boolell en présence d?un médecin de son choix. Cette proposition n?a pas été acceptée.

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