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Sarkozy, le président le plus impopulaire de la Ve République après un an de mandat

26 avril 2008, 00:00

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Selon un sondage IFOP-Fiducial pour Paris-Match, paru avant-hier, 72 % des Français se disent mécontents de l?action du président Nicolas Sarkozy. Il s?agit là des pires résultats pour un président après un an de mandat depuis le début de la Ve République en 1958. En avril 2003, un an après sa réélection, Jacques Chirac recueillait 58 % de jugements positifs sur son action.

Sa façon de présider est perçue très majoritairement (84 %) comme différente de celle de ses prédécesseurs. Un tiers des sondés la jugent «moins bonne». 17 % la trouvent meilleure et 48 % estiment qu?elle n?est «ni meilleure ni moins bonne». Seuls 42 % des sympathisants de l?Union pour un mouvement populaire (UMP) la jugent meilleure.

65 % des sondés estiment que le nouveau locataire de l?Elysée n?a pas tenu les engagements qu?il avait pris durant la campagne présidentielle. Son projet est par ailleurs jugé «ambitieux» (62 %) et «peu crédible» (50 %). 80 % estiment qu?il a «trop parlé» de sa vie privée au début de son mandat, mais pour 67 % des sondés ce n?est plus le cas aujourd?hui.

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a passé son grand oral avant-hier soir à la télévision. Il avait 90 minutes pour rassurer les Français. La presse relevait ainsi le changement de ton du président Nicolas Sarkozy, qui a reconnu avoir commis des erreurs lors de cette intervention «Sarkozy : un ton nouveau pour les réformes», titrait Le Figaro. France-Soir relevait hier en Une «Le mea culpa de Sarkozy», tandis que Parisien a jugé le président «offensif» et titre : «L?hymne au travail».

«Je m?énerve pas, j?explique», titrait le quotidien Libération, tentant de décrire la prestation maîtrisée du chef de l?Etat et remarquant en pages intérieures que le président a cherché manifestement à «garder son calme», tranchant ainsi selon le journal avec l?image de «Speedy Sarko». «Sarkozy admet des erreurs mais maintient le cap», estimait en Une le quotidien économique La Tribune. Son rival Les Echos utilisait pour sa part en première page une phrase présidentielle: «Il n?y a pas d?alternative aux réformes».

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