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Sarah, sabrina, juliena, justine
Sous l??il très attentif de Sarah Letendrie, jeune enseignante au département prévocationnel du collège Notre Dame, Sabrina, Sandra, les jumelles Juliena et Justine se déhanchent sur It?s so Right de Whitney Houston, tout en agitant les pompons qu?elles tiennent à la main. Sur le parquet ciré de la grande salle où elles évoluent, leurs pas glissent en un enchaînement quasi-réussi.
Cela fait quelques années déjà que Sarah, Sabrina et les jumelles sont pompom girls. Elles ont fait leurs débuts comme majorettes avant de passer aux pompons. Aujourd?hui, elles se tournent vers une autre discipline, inconnue à Maurice, mais qui a déjà fait son chemin à La Réunion : le twirling-bâton. Récemment, à l?invitation de Lucien Bois, président du club de twirling-bâton à La Réunion, Sarah et Sabrina ont passé une semaine dans l?île s?ur où elles ont été initiées à cette discipline. Elles sont retournées, ravies de leur séjour et surtout déterminées à faire connaître cette discipline à Maurice.
« J?aime bien être pompom girl : on bouge beaucoup sur des chorégraphies rythmées, souligne Sabrina. Mais je préfère le twirling-bâton, depuis que je l?ai découvert. Faire tourner la baguette rapidement tout en dansant et en faisant de la gymnastique au sol est tout simplement fantastique. » « Il faut savoir que cette discipline requiert avant tout de la dextérité, de la souplesse et de la vitesse, renchérit Sarah. Au début, nous avons eu des difficultés, d?une part à manier la baguette, d?autre part avec les mouvements de gymnastique. Mais en une semaine, nous avons appris pas mal de choses. Nous avons même rencontré Sébastien Dubois, champion du monde 2000-2001. Nous pensons que cela vaut la peine qu?on introduise cette discipline à Maurice. Elle peut se pratiquer en solo, duo ou en équipe. »
Conquise, Sarah attend que des sponsors se manifestent pour mettre en place les structures du twirling-bâton. Entre-temps, elle initie sa petite équipe de pompom girls à cette discipline.
« Mais nous travaillons avec les moyens du bord : nous n?avons que deux baguettes pour le moment. Il faut une baguette spéciale, différente de celle des majorettes. Lucien Bois et son équipe sont disposés à nous former, surtout au niveau de la gymnastique. »
En attendant que son projet se concrétise, Sarah suit de près les progrès de ses pompom girls. Elle améliore les chorégraphies, en crée de nouvelles, choisit les tubes à la mode qui pourraient les accompagner. Elle s?occupe également des costumes quand elles se produisent dans des fêtes, kermesses ou défilés dans les rues. « Je les guide, mais nous travaillons en équipe sur les pas. Cela donne une chorégraphie beaucoup plus dynamique. » Même si Sandra, Émilie, Carole et leurs amies ne parlent pas facilement de leur engouement pour cette discipline, sur scène elles assurent le spectacle, mettant de côté leur timidité. « Être pompom girl ne me disait rien au départ, avoue Sandra. Mais j?y ai pris goût quand j?ai vu mes copines se trémousser sur scène avec des pompons. Depuis, je m?entraîne et j?invente des pas à l?occasion. C?est comme ça que j?ai cassé une ampoule qui se trouvait dans le salon de ma maman (rires). »
À n?en pas douter, être pompom girl ? ou faire bientôt du twirling-bâton ? c?est du spectacle garanti ! D?autant que les filles aiment vraiment qu?on admire leurs pirouettes, déhanchements et mouvements audacieux !
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