Publicité

Sadr arrête les combats en Irak

31 mars 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L'imam chiite radical Moktada Sadr a demandé hier aux miliciens de son Armée du Mahdi de quitter les rues des villes d'Irak où leurs affrontements avec les forces gouvernementales et l'armée américaine ont fait en six jours quelque 300 morts et des centaines de blessés. «Par souci de responsabilité religieuse et pour mettre fin à l'effusion de sang irakien, nous appelons à la fin de la présence armée à Bassorah et dans toutes les autres provinces», déclare le dirigeant chiite. «Quiconque porte une arme et prend pour cible les institutions du gouvernement ne fera plus partie de nos rangs», poursuit-il, réclamant la fin de la répression contre ses fidèles et une amnistie pour ceux qui se trouvent derrière les barreaux. Ali al Dabbagh, porte-parole du Premier ministre Nouri al Maliki, s'est félicité de la «déclaration positive» de Sadr. «Nous pensons que cela contribuera aux efforts du gouvernement d?Irak pour assurer la sécurité.» Maliki a lancé mardi les forces gouvernementales dans une vaste offensive contre les membres de l?Armée du Mahdi à Bassorah, deuxième ville du pays et maillon essentiel de l'industrie pétrolière, dans le Sud. Après avoir laissé 72 heures aux activistes chiites pour déposer les armes, le chef du gouvernement avait prolongé cet utimatum jusqu'au 8 avril. Sadr, qui soupçonne Maliki et le Conseil islamique suprême d'Irak, son plus puissant allié parlementaire, de chercher à éradiquer son mouvement avant les élections régionales d'octobre, y a répondu samedi en exhortant ses partisans à ne pas rendre les armes à un gouvernement incapable de chasser les «occupants».

Publicité