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On s?adapte malgré tout
Comme prévu, le Village des Jeux est au centre de toutes les conversations. Chacun y va de son lot d?opinion sur les conditions qui y prévalent. Certes, les choses ne sont pas faciles, mais ce n?est pas si déplorable que ça. Mais on se plaît et s?adapte quand même.
?Personnellement, je pensais que ça allait être plus difficile. Finalement, c?est mieux que ce que j?avais imaginé. Il est vrai que ce n?est pas le grand confort. On n?est pas comme chez soi. Il faut s?y faire. Il y a quelques problèmes, mais cela ne nous empêche pas de vivre?, affirme le capitaine de l?équipe homme de Maurice, Ravi Bhurtun.
Le plus sérieux problème au Village d?Alarobia ? c?est un lycée polytechnique transformé pour l?occasion ? reste les dortoirs, d?une vingtaine de personnes, l?eau chaude et le nombre restreint de douches et de toilettes. ?Ce sont les soucis majeurs. On en a discuté avec la mairesse du village et les dispositions d?usages seront prises. Mais, on a eu une rencontre avec les responsables des disciplines et on n?a pas trop de complaintes?, explique le chef de la délégation mauricienne, Ram Lollchand.
<B>Nos karatékas ont quitté le village</B>
Dans le camp mauricien, le maître-mot semble être l?adaptation. ?Ce n?est pas si mal que ça. On fait avec ce qu?on a. On s?adapte en conséquence?, déclare, Judex Bazile, l?assistant-entraîneur national de boxe. ?Je ne comprends pas pourquoi il faut se plaindre. On fait toute une histoire pour des péccadilles. Ce n?est pas si compliqué que ça. Il faut seulement s?y faire?, précise le judoka Mike Mounawah.
En revanche, une sélection mauricienne a quitté le village d?Alarobia hier soir. Nos karatékas sont allés s?installer à l?hôtel Casino 2000 dans le centre-ville en raison des conditions difficiles au village.
?On a décidé de partir, car ce n?est pas du tout évident de rester au village. On dort à l?hôtel, mais on passe nos journées au village?, confirme Brian Burns, le capitaine de la sélection de Maurice de karaté. ?Les sanitaires ne sont pas du tout commodes, sans compter l?espace restreint des dortoirs?, confie Teddy Ah Chin Kow.
Au niveau de la restauration, par contre, aucun reproche.
Les athlètes sont, agréablement, surpris. ?Chapeau. On mange bien jusqu?à présent?, lâche Sarjoo Gowreesungkur, le coach du Club M. ?Comparer à Alger, pour les Jeux d?Afrique, la bouffe est bien mieux ici?, insiste le cycliste Thomas Desvaux.
?Pas de problème du côté de la restauration. Les végétariens y trouvent même leur compte?, avise Allen Cadressen, le responsable de l?équipe de Maurice masculine.
Les problèmes sont plus complexes pour d?autres délégations. La Réunion, qui avait demandé plus de 200 lits, n?a pas eu le compte attendu. Mais les Réunionnais aussi s?y font aux conditions. ?Je m?attendais à pire. En fin de compte, on peut se plier aux réalités du village. Certes, ce n?est pas comme en 2003, mais c?est mieux qu?en 1990. On fait avec ce qu?on a?, soutient le sprinteur réunionnais Alexandre Vallon-Hoareau. Sinon, les footballeurs de l?île s?ur sont lôgés dans un hôtel près d?Ivato.
Dans le camp seychellois, c?est la grogne. ?Dur dur de rester dans ce village?, lance le gardien de but des ?Pirates?, Nelson Sopha. Mais, le plus problématique c?est qu?une partie de la délégation seychelloise, qui est arrivée en fin de matinée, n?a pas trouvé de la place au Village. Après une longue attente, les organisateurs ont pris la décision de les placer, en principe, à hôtel.
Chez les organisateurs, on demande de la compréhension. ?Il nous faut juste un peu de temps pour tout solutionner?, laisse-t-on entendre. En tout cas, le système D est de rigueur chez les Mauriciens qui sont bien partis pour s?adapter à tout.
<B>Didier PRAGASSA de Madagascar</B>
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