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Séquestration à la «Rainbow Insurance»

17 novembre 2007, 00:00

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Séquestration à la  «Rainbow Insurance»

La colère latente a fini par faire une éruption. Douze des clients de Rainbow Insurance Company (RIC) ont squatté jeudi les bureaux de cette compagnie d?assurance, de 16 h 30 à 20 h 30.

Cette situation résulterait du non-règlement des engagements de RIC envers ces clients. La situation financière de cette compagnie de taille moyenne serait précaire depuis plusieurs mois. A la fin de septembre, la Financial Services Commission (FSC) a nommé un administrateur chargé de veiller à la gestion de RIC.

Amrit Deo Hurree est alors désigné administrateur. Mais le manque de fonds empêche le paiement des montants dus aux clients. Situation qui a amené des clients mécontents à séquestrer l?administrateur dans son bureau, jeudi. Ce dernier a tenté d?expliquer la situation et a ensuite déclaré : «J?espère que les gens ont compris que c?est hors de mon pouvoir». Une décision du juge Ah Foon Chui Yew Cheong prise en chambre empêche la vente des avoirs de RIC. « Il y a clairement un problème de solvabilité. Il n?y pas suffisamment de fonds», souligne Amrit Deo Hurree.

La situation financière de RIC était dans le rouge depuis plusieurs mois. Le 1er mars 2007, la FSC, organisme régulateur, informait la compagnie d?assurances qu?elle avait décidé de suspendre sa licence. Depuis cette date, RIC n?est plus autorisée à vendre de nouvelles polices, ni à renouveler celles existantes.

Le 4 avril, RIC soumettait un plan de redressement (turnaround plan), mais la situation ne s?est pas améliorée. Quelques mois plus tard, le 21 septembre 2007, le ministère des Finances entérinait la décision de la FSC de suspendre la licence de RIC. Le 17 octobre, RIC réclamait, en Cour suprême, la révision judiciaire de la décision de la FSC de suspendre sa licence. Cette affaire est toujours en cours, dit Amrit Deo Hurree. Entre-temps, des solutions sont recherchées pour satisfaire les clients.

<B>«Le personnel a reçu des menaces»

«Il y a plusieurs possibilités. On peut, par exemple, soit vendre les assets de la compagnie, soit trouver des preneurs qui seraient intéressés à racheter l?entreprise», dit Amrit Hurree. Certains analystes financiers estiment que la seule solution serait une demande de liquidation. Cependant cette pro- cédure risque de durer plusieurs années. Pour la FSC, les détenteurs de polices d?assurance vie sont une priorité.

Les locaux de RIC étaient fermés lundi, de même qu?hier. «Le personnel a reçu des menaces hier matin et nous avons décidé de fermer le bureau », explique Amrit Deo Hurree. Avant l?incident de jeudi, il avait demandé, avec la FSC, une protection de la police dans les locaux de RIC. La demande a été faite au moyen de correspondances adressées au commissaire de police lundi et mardi. Déjà le 8 novembre, une demande verbale avait aussi été faite en ce sens.

Au quartier général de la Metropolitan Police de la division Sud, on déclare que la police a réagi promptement quand elle a été sollicitée à la suite des incidents de jeudi. Les services de police indiquent que la FSC a été informée, en écrit, qu?une assistance policière devant les locaux de RIC sera payante en heures supplémentaires (extra duty). La raison en est que des policiers ne peuvent être postés en permanence auprès d?une compagnie privée, sauf paiement.

Néanmoins, précisent ces services, les numéros de téléphone du poste de police de Pope Hennessy ont été communiqués à la FSC, dans l?éventualité où des incidents interviendraient.

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