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Séparation de siamoises reliées par le c?ur et le foie
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Séparation de siamoises reliées par le c?ur et le foie
Pantawan et Panwad Thiyenjai ont été séparées fin février après douze heures d?une opération menée par une équipe de 61 personnes, dont cinq cardiologues de l?hôpital Siriraj de Bangkok, avant-hier.
«Selon nos recherches, aucun siamois relié par leur coeur et leur foie n?a survécu. C?est une première mondiale», a déclaré Piyasakol Sakolsatayathorn, doyen de la faculté de médecine de l?hôpital. «Elles se sont toutes les deux bien rétablies», a-t-il ajouté à la presse.
Les siamoises, nées par césarienne en juin, étaient reliées depuis la poitrine jusqu?au bas de l?abdomen.
La Thaïlande, appelée «Siam» jusqu?en 1939, avait donné son nom au phénomène quand Chang et Eng Bunker, nés en 1811, avaient été parmi les premiers «jumeaux siamois» à être exhibés à travers le monde.
<B>Le Japon va installer sa première «boîtes à bébés» abandonnés</B>
La municipalité de Kumamoto (sud du Japon) a approuvé avant-hier le projet d?installer, dans un hôpital de la ville, un lieu permettant d?abandonner anonymement les nouveau-nés.
En décembre dernier, l?hôpital catholique Jikei de Kumamoto avait demandé l?autorisation administrative d?installer un lieu calqué sur le modèle de la «Babyklappe» (boîte à bébé) allemande.
Ce système, qui trouve ses origines au Moyen-Âge, a été réactivé il y a dix ans par un groupe chrétien en Allemagne, où l?on compte aujourd?hui environ 80 «boîtes à bébé».
«Nous avons approuvé le projet de l?hôpital», a déclaré le maire de Kumamoto, Seishi Koyama, soulignant l?absence de motif légal pour s?opposer à la demande. L?hôpital Jikei compte installer d?ici à un mois dans son hall d?accueil cette boîte pudiquement baptisée «le nid à cigognes».
Se présentant sous la forme d?un incubateur, la boîte de dépôt sera équipée d?une alarme qui se déclenchera après l?abandon du nourrisson. Ses partisans estiment que ce système pourrait encourager l?augmentation du chiffre des naissances au Japon, en limitant la pratique largement répandue de l?avortement et en encourageant l?adoption.
Toutefois, le Premier ministre conservateur Shinzo Abe a dit éprouver «personnellement la plus forte réticence envers un dispositif qui permettrait à un mère ou une mère d?abandonner leur bébé anonymement».
«Le gouvernement ne permettra pas que ce système devienne la norme générale», a affirmé M. Abe, fervent partisan d?un retour aux «valeurs familiales».
«Nous ferons de notre mieux pour faire en sorte que ce lieu ne soit pas simplement un endroit pour abandonner des nouveau-nés», s?est défendu le maire de Kumamoto.
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