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Rs 500 000 promis à Chetty pour assassiner Calou
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Rs 500 000 promis à Chetty pour assassiner Calou
L’enquête de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) a permis d’établir que le notaire Vinay Deelchand et son partenaire d’affaires Moonsamy Mooraghen ont promis une récompense de Rs 500 000 à Antoine Chetty pour assassiner Philippe Calou.
Cette information a été révélée hier par l’inspecteur Hector Tuyau devant la magistrate Vedalini Phoolchand-Bhadain. Il a aussi indiqué que l’enquête concernant Deelchand était pratiquement complétée. L’inspecteur déposait dans le cadre de la motion de remise en liberté provisoire du notaire Deelchand.
Le témoin a donné cinq raisons pour objecter à la libération sous caution du notaire : (a) Deelchand serait poursuivi pour un délit sérieux; (b) il pourrait ne pas se présenter en Cour s’il était libéré sous caution; (c) il a commis ce présent délit alors qu’il était déjà sous caution; (d) il pourrait influencer des témoins potentiels, et (e) la police doit assurer sa protection.
Interrogé par Me Maneesh Gobin, Senior State Counsel, l’inspecteur a indiqué qu’il existe des «documentary evidence» pour lier Deelchand à l’accusation d’instructions données à Chetty pour assassiner Calou.
Cette partie de séance a été interrompue par l’intervention de Me Guy Ollivry, QC, qui, avec Me Yanilla Moonshiram, assure la défense de Deelchand. Il objectait au fait que Me Gobin entrait dans les «merits» de l’affaire, que l’accusation était en train de «bring in hearsay evidence. These evidence are inadmissible».
L’inspecteur Tuyau a indiqué que Deelchand a nié les faits qui lui sont reprochés. Contre-interrogé par Me Ollivry, il a reconnu que Deelchand a un casier judiciaire vierge, qu’il n’existe pas de preuves qu’il ne se présentera pas en cour s’il était libéré sous caution. Ceci est uniquement une appréhension de la police
Il a expliqué que Philippe Calou a été agressé le 17 janvier 2000. Ce dernier a impliqué Mooraghen et Chetty, lesquels n’ont toutefois jamais été poursuivis. La police n’a pas été en mesure de les arrêter.
A l’heure des plaidoiries, Me Gobin a invité la magistrate à rejeter la motion, estimant que la détention prolongée du prévenu est justifiée.
<B>Décision dans une semaine</B>
Me Ollivry a contesté la constitutionnalité du Bail Act. Il dira : «Detention is the exception and liberty is the rule.» Il a poursuivi son argumentation en déclarant : «On ne peut priver quelqu’un de sa liberté à la suite de révélations faites par un complice. On ne peut non plus se fier aux appréhensions de la police pour prolonger la détention de mon client.» Citant la Constitution, il a soutenu que si on ne peut poursuivre quelqu’un, on doit impérativement le libérer.
La magistrate fera connaître sa décision le 17 septembre 2004. Le notaire Deelchand a été arrêté le 28 mars 2004, à la suite des révélations de son chauffeur et garde du corps, Antoine Chetty qui avait lui-même été appréhendé par les limiers de l’Adsu le 25 mars 2004. Dans une déposition consignée deux jours plus tard, il balançait le nom de son patron qui se trouvait alors à Madagascar.
Antoine Chetty révélait que Vinay Deelchand et Moonasmy Mooraghen lui avaient donné des instructions pour assassiner Philippe Calou contre une récompense de Rs 500 000. Selon lui, le motif de Deelchand et de Mooraghen était que Philippe Calou représentait un obstacle dans le projet d’un morcellement à Le Bouchon, Plaine-Magnien.
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