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Rs 280 000 à cinq athlètes
Quel contraste ! Le monde sportif mauricien pleurait, hier, l’une de ses meilleurs athlètes, Guylène Duval, tandis ceux qui avaient récemment fait honneur aux pays dans les compétitions africaines et internationales recevaient leur récompense de l’État. Dans son discours, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sylvio Tang, a rendu un vibrant hommage à cette ancienne championne nationale du cross country et des épreuves de demi-fond, qui est décédée, mardi matin, dans des circonstances tragiques. À la requête du ministre, une minute de silence a été observée en mémoire de celle pour qui le sport était sa raison d’être.
Les cinq athlètes qui ont été récompensés sont Géraldo Thomasoo (boxe française d’assaut), Fabrice Bauluck (kick boxing), Ravi Bholah, Shalinee Valaydon (haltérophilie) et Stéphane Buckland (athlétisme). Le premier nommé, qui avait décroché le titre suprême au dernier championnat du monde de boxe française d’assaut, qui s’était tenu du 16 au 17 septembre en France, a reçu un chèque de Rs 100 000.
Quant à Fabrice Bauluck, qui a réédité son exploit de 2004 en remportant son deuxième titre consécutif de champion du monde juniors de kick boxing, le week-end dernier, il a obtenu une récompense de Rs 75 000. L’haltérophile Ravi Bholah a également été gâté. Triple médaillé (une argent et deux bronze) aux championnats d’Afrique qui s’étaient tenus en août au Maroc, il a reçu un cachet de Rs 55 000. L’autre haltérophile, Shalinee Valaydon, ainsi que le spécialiste du 200m, Stéphane Buckland, tous deux vice-champions d’Afrique dans leur discipline respective, ont reçu chacun un chèque de Rs 25 000. Le montant total distribué à ces cinq athlètes s’élève à Rs 280 000.
Le ministre des Sports, Sylvio Tang, a félicité les médaillés pour leur brillante prestation. Il les a également remerciés pour avoir su faire honneur à la République du Maurice. Tout en réitérant son soutien aux athlètes, l’homme fort du 3e étage du bâtiment Emmanuel Anquetil reconnaît que “tout n’est toujours rose pour eux”. “Les fédérations sont souvent rongées par les problèmes internes. Et ce sont les athlètes qui en font les frais”, a-t-il martelé.
Sylvio Tang a également déploré l’asbence de transparence dans les décisions prises par certaines fédérations. “Souvent les fédérations n’envoient pas les athlètes qui se sont préparés pour les événements. Nous sommes intervenus dans le cas de la boxe française et Géraldo Thomasoo nous a donné raison”, a-t-il souligné.
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