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Royal regagne du terrain face à Sarkozy
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Royal regagne du terrain face à Sarkozy
Enfin une bonne nouvelle pour Ségolène Royal. Après une série de sondages négatifs, la candidate socialiste repasserait en tête des intentions de vote pour le premier tour, avec 29 % des voix, devant Nicolas Sarkozy, selon un sondage publié hier dans Le Parisien. Son concurrent de l? Union pour un mouvement populaire (UMP) est crédité de 28 % d?intentions de vote : il perd 5 % par rapport aux chiffres du 15 février. Au deuxième tour, la candidate socialiste serait toujours battue si elle était opposée à M. Sarkozy mais celui-ci l?emporterait avec une marge plus faible que dans les sondages précédents : 51 % des voix (- quatre points).
Ce sondage a été réalisé le 20 février, au lendemain de la prestation de Royal sur TF1 dans l?émission ?J?ai une question à vous poser? qui a battu des records d?audience avec plus de 8,9 millions de spectateurs.L?autre information de l?enquête est que François Bayrou poursuit sa progression : il gagne 4 points, à 17 % des intentions de vote. Le candidat du Front national (FN) Jean-Marie Le Pen arrive en quatrième position avec 14 % des voix. Suivent les ?petits? candidats avec Olivier Besancenot (2,5 %, - 0,5 %) et José Bové (2 %) en tête. Leurs scores sont inchangés, sauf celui de Frédéric Nihous, qui perd 0,5 %. A noter que l?abstention, que l?institut CSA mesure, se situerait aux alentours de 27 %.
<B>Le tribunal examine les réparations de l??Erika?</B>
A l?occasion du procès de l?Erika, le tribunal correctionnel de Paris poursuit cette semaine sa longue immersion dans les eaux troubles du transport maritime. Il a examiné récemment les conditions dans lesquelles le pétrolier a subi des travaux de ?rénovation? dans le chantier de Bijela, au Monténégro, entre juin et août 1998.
Des réparations ?a minima?, a estimé la juge d?instruction Dominique de Talancé. Lors des prochaines audiences, Giuseppe Savarese, l?armateur du bateau, Antonio Pollara, qui en avait la gestion, la Rina, la société chargée de surveiller son état, auront à nouveau l?occasion de se renvoyer les responsabilités, comme ce fut le cas durant toute l?instruction et la première semaine des débats.
Selon l?ordonnance de renvoi, la corrosion du bateau était pourtant connue de tous dès le début de 1998, soit près de deux ans avant le naufrage, le 12 décembre 1999. Après l?accident, les experts judiciaires ont pu observer les images sous-marines de l?épave, gisant par 120 mètres de fond, et examiner les fragments remontés à la surface. La rouille a été évaluée entre 25 et 70 % sur certaines pièces pourtant stratégiques de la coque.
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