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Ronflements un vaccin à l?étude

28 novembre 2003, 20:00

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Différentes techniques existent pour venir à bout du problème de ronflement. Encore à l?étude, des chercheurs américains proposent ce qui pourrait s?apparenter à un vaccin anti-ronflement.

A l?origine du ronflement, le voile du palais et la luette se mettent à vibrer en obstruant partiellement le passage de l?air.

Chirurgie, somnoplastie, laser? les solutions anti-ronflement ne manquent pas. Et pourtant la solution proposée par les Américains est assez novatrice. Il s?agit d?injecter une substance dans le fond de la gorge, qui va détruire une partie des cellules du voile du palais, réduisant ainsi son volume.

Testée sur 27 patients, cette technique réduit en moyenne la gêne sonore de onze à deux décibels. Néanmoins, un quart des patients reprennent leurs mauvaises habitudes au bout d?un an, le voile du palais ayant retrouvé son volume initial. Pour ces «rechutes», il est possible de recourir de nouveau au traitement.

Ce procédé s?apparente ainsi à une sorte de «vaccin» anti-ronflement, avec rappel tous les ans ! Pour l?instant, plusieurs autres traitements existent. La principale méthode est la chirurgie. Elle consiste à enlever une partie du voile du palais. Bien qu?ayant l?avantage d?être définitive, elle présenterait de nombreux inconvénients.

Selon les Américains, une ablation excessive entraînerait notamment des problèmes de reflux. Ce nouveau traitement devra donc être comparé au laser, déjà accessible, et aux ultrasons bientôt disponibles.

Mais deux mois après l?annonce de ce nouveau «traitement», les experts s?alarment du manque de recul et d?innocuité de la substance injectée : le sotradecol. Ce sclérosant est principalement utilisé dans le traitement de petites varices, en injection intraveineuse uniquement. Son pouvoir allergisant est important et peut chez des personnes sensibles entraîner un choc anaphylactique, potentiellement fatal.

D?ailleurs, la Food and Drug Administration ? service du gouvernement américain responsable du contrôle et de la réglementation des médicaments ? n?a pas délivré d?autorisation d?utilisation de ce produit dans le cadre de ce «traitement».

Autant dire que l?étude conduite sur un petit échantillon de ronfleurs ne permet pas de garantir le caractère inoffensif d?une telle technique? Ronfleurs, la piqûre n?est pas pour demain.

conseils pratiques

Vous aimez le sucré ? Préférez le miel au sucre

Si vous aimez le sucré, mangez plutôt du miel. C?est ce qu?indiquent les résultats d?une étude menée par des chercheurs français de l?Institut National d?Agronomie (INRA) sur des rats. De très nombreuses études montrent que la consommation excessive de sucre, tant chez l?animal que chez l?homme, entraîne des changements métaboliques importants : obésité, intolérance au glucose, hypertension, hausse du taux de lipides sanguins. Des symptômes connus sous le nom de «syndrome X».

Les chercheurs de l?Unité Maladies métaboliques et micronutriments de l?INRA ont montré que la consommation excessive de fructose soumet l?organisme des rats à un stress oxydant important. Le fructose est un sucre naturellement présent dans les fruits et le miel. On le trouve également sous forme purifiée, notamment dans les produits destinés aux personnes diabétiques. Le stress oxydant est une réaction normale de l?organisme à l?utilisation d?oxygène par les cellules. Les radicaux libres ainsi produits, des molécules hautement réactives, endommagent les cellules et accélèrent le phénomène du vieillissement. Le stress oxydant est également impliqué dans certaines maladies liées à la dégénérescence des cellules.

Les chercheurs ont comparé les effets d?un régime au fructose apporté sous forme de miel à ceux d?un régime au fructose apporté sous forme de fructose purifié. Le régime au miel ne provoque pas de stress oxydant ni de hausse du taux de lipides sanguins, contrairement au régime au fructose purifié. Selon les chercheurs, ces résultats montrent que le miel contient des substances antioxydantes qui limiteraient l?effet oxydant du fructose.

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