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Roland David réintégré bientôt
Le long bras de fer entre l’Association mauricienne de volley-ball (AMVB) et son ancien secrétaire administratif, Roland David, semble tirer à sa fin. Hier, Roland David a décidé d’annuler les poursuites contre l’AMVB, intentées en mars 2004 par l’ancien secrétaire administratif pour renvoi injustifié. Le plaignant réclamait Rs 312 000 de dommages et intérêts à l’AMVB.
“Écoutez, la fédération et moi avons trouvé un terrain d’entente pour le bien-être du volley-ball. Mais il faut qu’on se rencontre à nouveau pour discuter de certaines choses”, a déclaré le principal concerné.
Petit rappel du feuilleton. C’est suite aux élections houleuses de janvier 2003 que commence l’affaire Roland David. Il est suspendu dans un premier temps puis mis à la porte après s’être présenté devant un comité disciplinaire en mai 2003.
Quatre charges étaient retenues contre Roland David. Il était accusé de malversation. Une somme de Rs 24 000 lui était réclamée. Le président du Cercle sportif de Pamplempousses rembourse plus que Rs 24 000. Le surplus lui est alors retourné. Deuxième chef d’accusation : l’employé licencié est déclaré coupable d’avoir tenu une réunion avec les arbitres sans l’aval du comité directeur. Troisièmement, le comité disciplinaire le trouve coupable d’avoir permis au représentant de Bambous VBC de voter lors de l’assemblée générale de 2002 alors que celui-ci n’était pas éligible.
Et dernièrement, pour avoir discrédité le président du Comité national olympique mauricien, Chintamun Ramboccus, à travers des déclarations de presse. il est mis à la porte. En fait, Roland David avait payé de sa proximité avec le futur président, Kaysee Teeroovengadum.
Après plusieurs mois de conflits, les relations empirent entre les deux parties quand Roland David, président du CSP, demande une injonction dans le sillage de l’élection du CNOM.
Et depuis, les pétitions contre l’AMVB n’ont pas cessé. Ironie du sort, Roland David reçoit le soutien de ceux qui l’ont botté hors de l’AMVB. Ceux-là signent sa pétition !
Par ailleurs, la majorité de ceux qui composaient le comité directeur d’alors ont refusé de témoigner dans cette affaire en cour. En août de cette année, les discussions ont repris. C’est alors que les deux parties ont trouvé un terrain d’entente.
Depuis le début de cette affaire, l’AMVB a dépensé aux alentours de Rs 150 000 pour sa défense. “C’est de l’argent gaspillé, comme si on en avait trop. Si aujourd’hui l’AMVB accepte de réintégrer Roland David c’est tout simplement parce que le comité actuel dont certains membres siégaient à l’époque disent avoir été menés en bateau dans cette affaire”, explique le président de l’AMVB, Kaysee Teeroovengadum.
En attendant son retour officiel à Vacoas, une rencontre entre les deux parties décidera des modalités du nouveau contrat de Roland David.
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