Publicité

Road Music

11 novembre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Partons en voyage avec Oliver Mtukudzi, Tuku pour les heureux intimes présents à son concert de mercredi, proposé par le Centre Charles Baudelaire.

Emporté par une vague de vibes douces et cool, le public n?aura pas raté le départ pour le pays musical de Tuku.

Pas de lever de rideau au Théâtre de Port-Louis. Les musiciens s?installent au calme, ajustent leurs instruments et ni vu ni connu, l?embarquement est fini, la musique commence. Oliver Mtukudzi arrive en dernier sur la scène, presque discrètement, et passe la seconde d?un coup de rein. Petite introduction musicale et chorégraphie sympathique. Cela fleure bon le rythme et le bon son.

La carte est tracée quand entrent en scène d?autres guides, des choristes dont les jolies voix s?insèrent à merveille dans le fabuleux paysage que l?on entend.

Mtukudzi sourit légèrement. On le croirait timide, s?il n?avait pas tant d?assurance sur scène, tant de rythme dans la peau. Il chante, danse et joue de la guitare. A mesure que le voyage avance, le sourire se fait plus généreux, plus naturel aussi. Le public opère son charme par ses applaudissements nourris. La Tuku Music fait son effet et le concert atteint un très agréable rythme de croisière.

Après plusieurs chansons, Tuku glisse un petit mot. Morceaux choisis : «Aucune culture n?est inférieure à une autre?. ?J?ai eu la chance d?aller à l?école. Mais sans savoir pourquoi?. «La vie n?est facile pour personne». «Yaya», crie le public pour approuver.

Aussi, «si vous n?avez jamais été au Zimbabwe. Voici le Zimbabwe», annonce le musicien avant d?entamer un nouvel accord. On passe la troisième.

Tuku is Zimbabwe, une contrée douce amère, un pays où l?on pleure, un pays où l?on bouge, où l?on danse genou contre genou, étrange à décrire, difficile à vivre, mais intense et généreux.

S?il ne parle pas beaucoup, il trouve les mots justes, entre deux chansons, pour nous expliquer sa vie, la musique, que l?on comprend être plus qu?un art, un art de vivre. On le sent à chaque chanson, à chaque étape du voyage, beaucoup plus à l?aise, plus dansant encore, plus expressif aussi.

Il grandit dans les c?urs alors qu?il parvient à nous figer un sourire géant sur le visage et qu?il nous emmène en ballade, sur des routes nouvelles que nous empruntons à chaque note. Le voyage que nous a offert le Centre Charles Baudelaire et Oliver Mtukudzi et ses Black Spirits, c?est une grande aventure africaine, aux étapes rock, blues et roots. Un concert délice. A quand le prochain vol ?

Publicité