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Riverland : West « stade » story

16 octobre 2004, 20:00

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Le timing est le maître mot dans le sport. Stade de football et de rugby, club de tennis et de beach-volley, centre de musculation, de fitness et de natation, c?était un rêve il y a peu pour la région. Certes le grand Ouest a d?autres atouts : plage, surf, et pêche. Mais le manque de loisirs se faisait sentir et les hôtels de luxe, pour peu qu?ils soient ouverts au public, pratiquent des tarifs effrayants. La rencontre de jeunes entrepreneurs du coin va précipiter le projet vers une réalisation rapide. En quelques mois, le club, privé mais pas élitiste ni coincé, voit le jour et ouvre ses portes aux non adhérents.

La trentaine active, Arnaud Du-chenne est un golden boy de Rivière-Noire. Discret, il s?en tire plutôt bien dans le textile avec la représentation de marques italiennes. Avec son beau-frère Olivier Dieazanacque, un professionnel français du sport, ils cherchent un endroit pour implanter une infrastructure sportive, mais se heurtent vite à des difficultés lorsqu?ils lorgnent des terres agricoles. L?homme d?affaires contacte alors la famille Jhuboo avec laquelle il est ami et qui possède des terres à l?entrée de Tamarin. C?est le bon moment.

Une approche esthétique du développement

Les Jhuboo ont en effet un projet écotouristique, mais le voisin, Médine, offre avec son programme IRS une concurrence difficile, presque incompatible. Impliqués dans la région avec, entre autres l?élevage de poulets, mais aussi dans l?immobilier à Trou-aux-Biches, les Jhuboo cherchent à diversifier leurs activités et sautent sur l?occasion. Leur emplacement est idéal, car le centre de Tamarin est ouvert sur la baie, mais peu accessible. Ce projet va permettre de développer le village avec une approche esthétique. En passant, la famille loue pour quelques roupies une partie du terrain pour créer une école primaire française. Une autre façon d?ouvrir le village sur l?extérieur.

Les associés injectent Rs 20 millions, avec très peu d?emprunts, et se mettent au travail. On ne le dira jamais assez, il est délicat d?investir sans avoir la garantie d?obtenir un permis. Mais au bout du compte, en mai dernier, le club fait une pré-ouverture pour se roder avant l?arrivée de l?été. L?opération portes ouvertes remplit le parking ; puis juillet et août passent tranquillement. Les adhérents signent peu à peu et les visiteurs occasionnels viennent en curieux. Le restaurant et son deck en bois, la rivière, le standing, le confort, vont de pair avec le bouche à oreille. Les habitués se font de plus en plus nombreux et le club se met à vivre, fin septembre, au rythme de l?aquagym et de sa vingtaine d?activités.

Ballons ronds et ovales voltigent près du pont

Comme le soulignent les actionnaires, il s?agit d?un investissement à long terme et d?un marché prometteur. Établissement assez haut de gamme, il n?est forcément pas accessible à toutes les bourses, mais offre de nombreux forfaits. Une journée pour une famille non-adhérente permet de profiter, pour Rs 600, de l?ensemble des activités : fitness, musculation, sauna, piscine, tennis, foot/rugby, tennis de table, volley-ball, pétanque. Et pour taper 50 balles de golf, il faut débourser Rs 150.

Mais le commerce n?est pas incompatible avec le social. En effet, les responsables du centre ont décidé d?ouvrir gratuitement l?école de foot et de rugby aux enfants. Ils ont organisé récemment une sélection et ont choisi les plus motivés de la région.

Quant aux marchés futurs, ils se profilent déjà. Ainsi, une quarantaine de nageurs étrangers sont attendus en janvier, et cette activité professionnelle peut s?étendre à de nombreux sportifs professionnels en quête d?un lieu d?entraînement ensoleillé. Selon Arnaud Duchenne, ce marché permettrait par la suite d?ouvrir un petit hôtel trois étoiles et de le remplir à 50 % avec des sportifs venus de l?étranger.

Et le succès est au rendez-vous. Le soir, ballons ronds et ovales voltigent près du pont de Tamarin. Des petits, dès quatre ans, secouent leurs crampons. D?autres croquent un club-sandwich sur la terrasse aménagée sur les piliers de l?ancien pont. Le café-restaurant reste abordable avec des plats du jour à Rs 100 : une vindaye mourgate avec son riz et ses lentilles, un cari poulet-crevettes? Le matin commence avec un café-croissant cannelle pendant que ces dames font leur aquagym. Il fallait y penser?

Visite du manager d?Aston Villa

David O?Leary était vendredi dernier au Riverland. L?ancien joueur d?Arsenal visite Maurice pour la deuxième fois en quelques mois. Venu profiter de l?île en famille, il s?est rendu dans l?Ouest pour rencontrer les joueurs du Black River FC, un club dont il est le parrain. Le manager d?Aston Villa a visité les installations du complexe sportif de Tamarin en présence des responsables du club de football de Rivière-Noire. Pour le centre multisports, la venue de cette personnalité est une aubaine, puisque le club affiche clairement son ambition de devenir un centre d?entraînement et de relaxation pour des sportifs étrangers.

Le « spin » à fond la caisse !

Une activité remporte un franc succès auprès de la clientèle : le spinning. Tout se passe dans une salle sombre, un peu comme une boîte de nuit. On s?installe sur un vélo de salle en face du moniteur. Sur l?écran, défilent des paysages de plaine ou de montagne, en accord avec le programme suivi par les machines et décidé par le professeur. Musique à fond et ambiance disco assurée? On peut perdre 800 grammes par session?

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