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Richelieu : la cite qui dit non à la drogue
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Richelieu : la cite qui dit non à la drogue
Pour lutter contre la toxicomanie, la National Agency for the Treatment & Rehabilitation of Substance Abusers (Natresa) a lancé un projet pilote à la cité Richelieu. Le service ambulatoire implique une participation active des résidents d?un quartier où sévit un problème de drogue.
Nous sommes un vendredi. La nuit vient de tomber sur la cité Richelieu. Dans le salon de Mario Madarbuccus, Damien et Martine sont confortablement assis. Cinq minutes après, un jeune homme arrive. C?est Andrew. Il s?installe lui aussi. Tout semble indiquer qu?une fête se prépare. Mais au moment où Damien ouvre la bouche, on est vite ramené à la réalité. Il est toxicomane.
Mario, travailleur social, et Andrew, un ancien détenu, sont les acteurs d?un nouveau service de lutte contre la toxicomanie mis en place par la National Prevention Unit de la Natresa.
Ce service ambulatoire consiste à créer des groupes d?entraide dont les membres, résidents d?un quartier où sévit un problème de drogue, sont invités à aller à la rencontre des toxicomanes. Le but est de leur proposer de suivre un programme de sensibilisation, de traitement et éventuellement un programme de réinsertion.
Une présence pour prévenir la rechute
Une des caractéristiques de ce nouveau service est d?inciter les proches des toxicomanes à participer activement. Ils sont ainsi encouragés à subir volontairement un test de dépistage du sida.
« Nous expliquons aux toxicomanes qui ne sont pas atteints, la chance qu?ils ont eue et on leur donne des conseils pour qu?ils se protègent. Les séropositifs sont référés à l?Aids Secretariat du ministère de la Santé », explique Cadress Rungen, coordinateur de la National Prevention Unit de la Natresa.
Depuis que Mario a rencontré Damien et a réussi à convaincre Martine de soutenir son mari dans ses efforts pour se libérer de la drogue, rien n?est plus comme avant dans ce couple. Martine a retrouvé le sourire. « J?ai le temps de partager un repas avec mon mari. Nous ne sommes pas une famille aisée mais nous pouvons vivre correctement. Depuis qu?il a cessé de se droguer, je peux en constater les effets sur notre budget familial et sur notre fille. »
Damien se sent un autre homme. « Mon regard vers ma femme a changé. Je constate jusqu?à quel point, son amour pour moi est resté intact. Elle n?a jamais flanché. Elle est à mes côtés. J?ai décidé de suivre le programme de réhabilitation au Centre de Terre-Rouge. »
José Ah Choon, directeur du Centre d?accueil de Terre-Rouge, voit dans le nouveau service de la Natresa, un excellent moyen de combattre la rechute des toxicomanes. « La présence des résidents aux côtés des toxicomanes contribuera certainement à réduire les risques de rechute. »
Mario est plus déterminé que jamais à lutter contre le fléau de la drogue et les préjugés dont les toxicomanes sont victimes. « Je suis fier d?être un résident de la cité Richelieu. J?ai invité mes enfants à changer leur regard vis-à-vis des toxicomanes. Le meilleur service qu?on peut leur rendre, c?est de les aider à retrouver une vie normale. »
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