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Rice pour un tournant dans les relations transatlantiques
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Rice pour un tournant dans les relations transatlantiques
Les Etats-Unis veulent ?tourner le dos aux désaccords du passé? et ?ouvrir un nouveau chapitre des relations? transatlantiques, a déclaré Condoleezza Rice à Paris. Malgré leurs différends sur le dossier irakien, les relations entre la France et les Etats-Unis ont toujours été ?bien meilleures en pratique qu?en théorie?, a estimé mardi la secrétaire d?Etat américaine qui faisait étape à Paris dans le cadre d?une tournée qui l?a conduite au Proche-Orient et en Europe.
?Ce sont des relations profondes, importantes et dynamiques qui sont très efficaces sur le chemin de la paix dans le monde?, a-t-elle dit lors d?un discours à l?Institut d?études politiques (IEP). ?Nous avons eu nos différends. Il est temps de tourner le dos aux désaccords du passé. Il est temps d?ouvrir un nouveau chapitre de nos relations et un nouveau chapitre de notre alliance?, a-t-elle ajouté.
?L?Amérique est prête à travailler avec l?Europe sur un agenda commun et l?Europe doit être prête à travailler avec l?Amérique. Après tout, l?Histoire ne nous jugera pas sur nos vieux différends mais sur nos réussites nouvelles?, a souligné Condoleezza Rice, qui s?entretiendra dans la soirée avec le président Jacques Chirac puis le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier.
?L?Amérique a tout à gagner d?une Europe plus forte en tant que partenaire pour construire un monde meilleur et plus sûr?, a-t-elle souligné. ?Nos liens sont incassables (...) Nous nous respectons. Nous sommes forts, mais nous sommes plus forts quand nous mettons nos valeurs au service de ceux dont les aspirations vers la liberté n?ont pas encore été comblées?, a-t-elle conclu, applaudie par des centaines d?étudiants.
Un nouveau départ
Le désir de raffermir le lien transatlantique est partagé par la diplomatie française, Michel Barnier ayant plaidé pour ?un nouveau départ? dans les relations entre la France, une Europe ?sans complexe? et les Etats-Unis.
?Nous pouvons être sûrs de notre succès car le vent de liberté nous pousse?, a-t-elle dit. ?Des villages d?Afghanistan aux places d?Ukraine, des rues des territoires palestiniens aux bureaux de vote d?Irak, la liberté se répand?, a-t-elle souligné.
La secrétaire d?Etat a consacré une large part de son intervention au Proche-Orient, qualifiant ?d?important pas en avant? la rencontre, quelques heures plus tôt à Charm el-Cheikh (Egypte), entre les présidents palestinien et égyptien Mahmoud Abbas et Hosni Moubarak, le Premier ministre israélien Ariel Sharon et le roi Abdallah de Jordanie.
?Le monde change et les choses changent au Proche-Orient. Et si nous, au sein de notre grande alliance, mettons nos valeurs, nos efforts et nos ressources au service de cette grande cause, alors nous ne faisons aujourd?hui qu?entrevoir ce que la liberté peut accomplir?, a dit Condoleezaa Rice.
?La liberté doit venir du pays lui-même. Elle doit être choisie. Elle ne peut être donnée, et certainement pas imposée?, a-t-elle également souligné, ajoutant toutefois qu??apporter la liberté aux mondes arabe et musulman? était ?un travail urgent, qui ne peut attendre?.
Elle a salué le succès des élections en Irak et dans les territoires palestiniens. ?Ces exemples?, a-t-elle dit, ?démontrent une vérité fondamentale? selon laquelle ?la dignité humaine s?incarne dans le libre choix des individus?.
Elle a rappelé le souhait de Washington de soutenir les Irakiens en matière de reconstruction politique, économique et de développement. ?Nous devons être à leurs côtés pour leur fournir la sécurité nécessaire à l?accomplissement de ces tâches jusqu?à ce que les Irakiens s?en chargent eux-mêmes complètement.?
A une question sur la place de la religion dans les institutions irakiennes, Condoleezza Rice a répondu qu?islam et démocratie pouvaient ?aller de pair, comme en Turquie?.
?Je suis sûre que quel que soit le rôle que l?islam jouera finalement (en Irak), il sera tolérant des autres traditions religieuses et reconnaîtra qu?il existe beaucoup d?autres groupes qui ne souhaitent pas que s?instaure un gouvernement qui soit de près ou de loin théocratique?, a-t-elle souligné. ?Les chiites vont réaliser qu?un gouvernement théocratique n?est pas acceptable.?
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