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Revue de la Presse
LIBÉRATION Pakistan : l?éviction qui ébranle le pays
En renvoyant Iftikhar Chaudhry, après des accusations d?abus de pouvoir et de mauvaise conduite, le 9 mars, le président Musharraf a déclenché une crise politique, qui n?en finit pas de rebondir. Après avoir refusé de démissionner, le président de la Cour suprême avait été publiquement malmené et humilié par la police. Il est alors devenu un symbole, et l?affaire a soulevé une tempête de protestations dans le pays. «Il montrait trop d?indépendance vis-à-vis du pouvoir. Il a été écarté pour des raisons politiques», assure un opposant au gouvernement. En pleine année électorale, Iftikhar Chaudhry devait rendre des décisions sur la possibilité pour Musharraf de se représenter et de garder son poste de chef de l?armée.
Des heurts avaient éclaté à Islamabad vendredi dernier entre la police et des manifestants antigouvernement, près de la Cour suprême. Mais l?affaire a vite pris une nouvelle dimension : alors que Geo TV, la chaîne privée la plus populaire du pays, était en train de diffuser en direct les images de la manifestation, des policiers en uniforme ont fait irruption dans ses bureaux. Armés de bâton et de gaz lacrymogène, ils ont saccagé l?entrée et brutalisé les journalistes de la chaîne ainsi que ceux du quotidien The News, qui se trouve dans le même bâtiment. Loin de se laisser intimider, Geo TV a alors diffusé en boucle les images de l?attaque des policiers, car les caméras tournaient lors de l?incident. Des manifestations de journalistes ont suivi dans tout le pays. En plus de la crise judiciaire se pose désormais la question de la liberté des médias.
LE NOUVEL OBSERVATEUR Sarkozy ira «bien sûr» en banlieue
Sarkozy a affirmé jeudi sur France-3 qu?il irait «bien sûr» en banlieue d?ici la fin de la campagne présidentielle. «Bien sûr que j?irai», a déclaré le candidat UMP et ancien ministre de l?Intérieur. «J?ai fait 212 déplacements en banlieue», s?est-il défendu. «Quand j?étais en banlieue, on m?accusait d?instrumentaliser la banlieue. Maintenant que je n?y vais pas, on dit : il a peur d?y aller.»
Nicolas Sarkozy s?est vanté d?être allé mercredi à la gare du Nord «pour féliciter les policiers et les gendarmes» après les incidents de mardi soir et «dire au passagers qu?il se trouvait au côté de ceux qui payaient leur billet». En réalité, le candidat UMP n?a fait que traverser la gare pour aller prendre le TGV pour Lille, où il était en déplacement mercredi après-midi. Ce voyage en train était prévu avant les émeutes de mardi.Nicolas Sarkozy ne s?est quasiment pas rendu dans les quartiers depuis les émeutes de l?automne 2005. L?ex-locataire de la place Beauvau est brouillé avec une partie de la jeunesse depuis ses déclarations sur les «racailles» et les cités à «nettoyer au Kärcher». Les émeutiers de mardi soir conspuaient son nom. Depuis le début de la campagne, il s?est contenté d?un rapide déplacement le 23 février dans une cité de Perpignan pour une rencontre avec des jeunes issus de l?immigration. Le retour annoncé sur la dalle d?Argenteuil, où il avait lâché le mot «racaille» le 25 octobre 2005, n?a pas eu lieu.
Nicolas Sarkozy redoute en effet un incident qui ruinerait ses efforts de réconciliation avec les jeunes. «S?il y a un événement, vous en ferez toute une histoire», confiait-il mardi aux journalistes qui l?accompagnaient en Provence.
The New York Times Defying Bush, senate passes Iraq spending measure
Issuing a stinging challenge to President Bush, the Senate on Thursday approved a spending measure that provided more than $97.5 billion for military operations in Iraq and Afghanistan but ordered troop withdrawals from Iraq to begin within 120 days and set a goal of removing most armed forces within a year.
Democrats, preparing for a veto fight, immediately sought to paint the president as obstinate in the face of broad public sentiment against the war. They said he would be the one abandoning American forces should he reject a final bill that lawmakers expected to produce in a few weeks. «If the president vetoes this bill, it is an asterisk in history,» said Senator Harry Reid of Nevada, the majority leader, after a vote of 51 to 47 on the measure. «He sets the record for undermining the troops more than any president we have ever had.»
But Bush was not wavering. He stood on the North Portico of the White House, flanked by Republican House leaders, and delivered his veto threat one more time.
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