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Retour sur terre

26 août 2004, 20:00

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Le rêve d’une première médaille olympique est passé. C’était somme toute trop beau pour être vrai. Hier soir, à Athènes, Stéphan Buckland et Jonathan Chimier sont passés à côté de leur finale. Buckland a terminé sixième du 200 mètres, en 20.24, à plus d’une demi-seconde de l’intouchable américain Shawn Crawford. Quant à Jonathan Chimier, premier Mauricien à se qualifier pour une finale olympique, il a terminé dixième de la longueur avec un premier saut mesuré à 8m03. La médaille d’or, là aussi, est revenue à un Américain, Dwight Phillips, qui a sauté à 8m59.

FINALE DU 200M – STEPHAN BUCKLAND SIXIEME EN 20.24

<B>Si près du but…</B>

Il fallait être rapide, très rapide hier pour aller chercher ces trois Américains. Shawn Crawford, Bernard Williams et Justin Gatlin, ont réalisé le deuxième doublé américain à ces Jeux d’Athènes.

Mais, malgré cette impressionnante leçon d’excès de vitesse de Shawn Crawford, qui avec ses 19.79, devient le septième homme le plus rapide de l’histoire sur 200 mètres, l’île Maurice n’avait d’yeux que pour Stéphan Buckland, le fils du sol en qui les plus fols espoirs avaient été placés. On songeait même à la médaille. Hélas, le rêve d’une médaille ne s’est pas concrétisé, car Stéphan Buckland s’est offert la sixième place de cette finale olympique avec un chrono de 20.24.

“La finale olympique, c’était un rêve et je l’ai réalisé”, confie Stéphan Buckland. On sent bien une certaine déception chez Stéphan, mais c’est vrai que la joie d’avoir couru une finale olympique efface quelque peu celle de ne pas avoir rapporté le métal précieux. Le rêve olympique, Stéphan Buckland l’a réalisé…

<B>Ambiance gâchée</B>

Et dire qu’il y a deux jours à peine, il a failli jeter l’éponge. “Il y a deux jours de cela, j’avais envie de mettre un terme à ma saison. Je me sentais vraiment mal sur le plan physique”, avoue Stéphan Buckland. Et puis, il a y eu tous ces problèmes avec certains dirigeants de la délégation mauricienne à Athènes. Même, si notre spécialiste du demi-tour de piste n’approfondit pas davantage, on sent bien que cela a aussi eu des répercussions sur son état d’esprit.

“Mais finalement, j’ai poursuivi l’aventure et je suis très heureux d’avoir pu courir cette finale olympique. C’est ma fille qui m’a donné la force de courir !”, confie-t-il.

Pour la première fois de sa carrière dans une grande compétition, Stéphan Buckland a été l’auteur d’un faux départ hier, dans une ambiance gâchée par les supporters qui scandaient le nom de leur héros déchu, Kedéris, évincé des Jeux pour ne pas s’être présenté à un contrôle anti-dopage.

“C’est dommage ! Je regrette vraiment ce premier départ. J’étais vraiment dans le coup. Mais, bon… c’était un faux départ”, soutient-il. Le reste de la course, on l’a connaît…

Maintenant que son contrat est rempli, Stéphan Buckland n’a plus qu’une idée en tête : “rentrer au pays le plus vite afin d’y retrouver sa fille et ma petite famille.”

Pour la petite anecdote, sachez que, hier à Athènes, on a assisté à un remake des Mondiaux d’Edmonton pour notre compatriote. En effet, pour sa première finale olympique, Stéphan Buckland a couru dans le même temps qu’à Edmonton (20.24) et, drôle de coïncidence, termine au même rang.

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