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Religion : demande pour l’interdiction du chiisme

15 février 2007, 00:00

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Une soixantaine de dignitaires sunnites comoriens ont appelé récemment à Moroni à l’interdiction des pratiques religieuses chiites dans l’archipel des Comores, a constaté un correspondant de l’AFP. Rassemblés dans une école coranique de la capitale comorienne, ces religieux, avec à leur tête le grand cadi de Moroni, Said Mohamed Djelane, ont également réclamé “l’expulsion des étrangers qui aident à la propagation du chiisme aux Comores”.

Pour la première fois dans l’histoire des Comores – pays à 98 % musulman –, des cérémonies et des prières de confession chiite ont été organisées publiquement à Moroni le 29 janvier à l’occasion de l’Achoura, rite observé par des millions de Chiites dans le monde pour commémorer la mort violente de Hussein, le troisième imam du chiisme, tué en 680 par la dynastie sunnite des Omeyyades.

“La propagation du chiisme est une mauvaise chose dans la société comorienne”, a lancé le grand cadi de Moroni, en l’absence de la plus haute autorité sunnite du pays, le grand mufti de Moroni, qui n’a pas assisté à la réunion, étant officiellement “empêché”. “Une trentaine de jeunes garçons et filles suivent des formations en Afrique, certains sont en Iran en formation avec des bourses dans le but de venir propager le chiisme aux Comores”, a ajouté le grand cadi, dénonçant ceux qui veulent “changer le Coran, y ajouter de nouveaux versets”.

Les dignitaires religieux ont également exigé la fermeture des maisons où sont enseignées les pratiques chiites et demandé au président Ahmed Abdallah Sambi de protéger les pratiques sunnites. Elu en 2006, le président Sambi est un islamiste populaire et charismatique, qui se dit démocrate, alors que ses détracteurs l’accusent d’intégrisme religieux et de démagogie.

<I>© AFP</I>

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