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Relations industrielles: cinquième procès contre l’antenne parisienne d’Air Mauritius
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Relations industrielles: cinquième procès contre l’antenne parisienne d’Air Mauritius
Et de cinq pour la compagnie d’aviation nationale. En effet, ce dernier litige vient s’ajouter à la série de procès intenté contre l’antenne parisienne d’Air Mauritius en l’espace de trois ans. Le dernier en date concerne un ancien superviseur de la flotte, basé à l’aéroport Paris Charles-de-Gaulle, qui vient de saisir le Conseil de prud’hommes de Paris pour renvoi injustifié.
Après 16 ans de service, le Français Philippe Bracq a été remercié, en décembre dernier, pour faute professionnelle. L’ancien superviseur estime qu’il a été licencié pour des raisons banales. Air Mauritius lui reproche des manquements censés s’être déroulés à l’embarquement et à l’enregistrement au même moment, ce qui serait impossible dans les faits. Philippe Bracq a donc tenté de négocier un accord à l’amiable avec Air Mauritius. Mais en l’absence de toute réaction de la compagnie, il s’est résolu à imiter quatre anciens collègues limogés avant lui et a saisi le Conseil de prud’hommes.
Les quatre anciens agents d’escale avaient été priés de vider les lieux à tour de rôle. Sollicité, le Conseil de prud’hommes avait condamné Air Mauritius à leur verser des dommages totalisant 100 000 euros, soit plus de Rs 4 millions. La compagnie a remplacé les employés par ceux d’une société de sous-traitance, City One. D’ailleurs, après cet épisode, un superviseur ayant bénéficié d’une promotion éclair avait déclaré qu’elle emploierait «tous les moyens» pour obtenir son licenciement.
Le cas de Philippe Bracq sera, lui, débattu en novembre. Sollicité pour une réaction hier, le Paille-en-Queue a expliqué que le cas étant devant le Conseil de prud’hommes, la direction préfère s’abstenir de tout commentaire.
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