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Reconstitution du meurtre de la septuagénaire de Pamplemousses

9 mars 2007, 00:00

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“Mo ti trap lipie bonfam la, ler la Sen ti pe trangle li.” C’est ce qu’a déclaré Madunlall Noyan, 37 ans, aux limiers de la Major Crimes Investigation Team (MCIT) lors d’une reconstitution des faits hier à Pamplemousses. Le suspect, provisoirement accusé du meurtre de Manee Chocalingum, 73 ans, à son domicile dans la nuit du vendredi au samedi 24 février, a aussi impliqué Sen Chocalingum, 55 ans, comme étant celui qui aurait commandité l’agression mortelle de sa mère.

Sen Chocalingum a retenu les services de Me Iqbal Toorabally. Il nie les accusations portées contre lui.

Le soir du drame, affirme Madunlall Noyan, Sen était venu chez lui vers 19 h 30 et lui a demandé de l’accompagner à une boutique du coin. Ils auraient alors consommé une bouteille de bière. “Ler nou finn fini bwar, nou finn al ansam kot madam la pou fer travay la.” Selon Madunlall Noyan, ils sont passés par la porte de derrière et se seraient cachés dans la chambre à coucher de la septuagénaire. Ils l’auraient, par la suite, surprise dans le noir. “Pa ti ena kouran et mwa ek Sen noun kasiet dan lasam e ler bonfam la finn rantre noun boss li...”

L’enquête des hommes de l’inspecteur Jokhoo a révélé qu’un des barreaux d’une fenêtre a été scié de l’intérieur. Selon la police, les suspects auraient maquillé le meurtre en vol.

Un premier élément qui intrigue les enquêteurs, c’est qu’il n’y avait pas de coupure d’électricité entre 19 h 30 et 20 heures le jour de l’agression. Autre fait troublant : le gérant de la boutique affirme n’avoir pas vu les deux suspects ce vendredi soir. Malgré cela, les enquêteurs penchent pour la thèse que Sen Chocalingum aurait, de sang froid, étranglé sa mère. L’enquête se poursuit.

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