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Ramgoolam : ?Rencontre très cordiale avec le président?
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Ramgoolam : ?Rencontre très cordiale avec le président?
Nouveau tête-à-tête entre Sir Anerood Jugnauth et Navin Ramgoolam, hier. Après les discussions sur les attributions de la commission d?enquête sur le centre d?enfouissement de Mare-Chicose, ce sont les attributions de la commission sur les portiques qui ont réuni les deux hommes.
S?il a sévèrement critiqué le Premier ministre, Paul Bérenger, accusé de ?jouer avec les institutions?, le leader de l?opposition n?a pas exprimé de commentaires déplaisants à l?égard du président de la République.
Lors d?une conférence de presse, après la réunion du bureau politique du Parti travailliste à son siège de Port-Louis, Navin Ramgoolam a qualifié de ?très cordiale? la rencontre avec le président qui a duré 45 minutes. Trois-quarts d?heure qui lui ont permis d?exposer les motifs pour lesquels il réclame l?élargissement des attributions de la commission sur les portiques.
La commission, présidée par l?ancien chef juge, Sir Victor Glover, a pour tâche de vérifier si des pots-de-vin ont été versés ou reçus par la Mauritius Ports Authority (MPA) et la Cargo Handling Corporation Ltd (CHC) pour l?achat de deux portiques.
En phase avec Pravind Jugnauth
?Mo satisfe de sa rencont là. Presiden inn ecoute moi, mais linn dir moi ki li pa capav decid par li. Premie minis inn fini dir ki li pas d?accor pu elarzi bann atribution. Ainsi, mo demannn pas finn aksepte?, assure Navin Ramgoolam. Interrogé si le président lui a exprimé son avis personnel sur la question, il a répondu par la négative.
Le leader du PTr s?est alors insurgé contre la ?manière de faire? du Premier ministre qui doit consulter préalablement le président pour décider d?élargir ou non les attributions de la commission. ?Il ne respecte pas les institutions. Bien avant ma rencontre avec le président, il avait déjà annoncé vendredi dernier la décision prise. Il n?est pas intéressé à rechercher la vérité dans cette affaire mais il en fait un jeu politique. Il plaisante avec les institutions mais je ne suis pas disposé à le suivre. Mieux, je ne le laisserai pas faire.?
A en croire Navin Ramgoolam, la rencontre entre le chef de l?Etat et le leader de l?opposition n?avait qu?un seul item à l?agenda, ?à part le transit de Vénus?, lance-t-il sur le ton de la plaisanterie. Plus sérieusement, il a ajouté : ?Certains m?ont mal compris. Il est normal que je fasse un survol de l?actualité politique avec le président de la République, surtout avec tout ce qui se passe dans le pays.? Ramgoolam assure toutefois qu?il n?y a pas eu de ?survol de l?actualité politique? hier.
A la question de savoir si d?autres rencontres sont prévues avec le président, il a répondu, souriant : ?Je ne sais pas. On verra.?
Commentant le prochain exercice budgétaire, le leader de l?opposition a soutenu : ?Pravind Jugnauth est différent de Paul Bérenger. On a vu une approche différente avec les syndicalistes.? Il assure être sur la même longueur d?onde que le ministre des Finances concernant la démocratisation de l?économie. ?Nous verrons comment il concrétisera cette conviction?, a-il-déclaré.
Mais avant de s?attaquer au budget, Navin Ramgoolam devra encore déposer devant la commission Glover. Même si sa requête sur l?élargissement de ces attributions a été rejetée, il se dit loin d?être découragé. ?Sir Victor Glover m?a affirmé qu?il va widen l?interprétation. Ainsi, le volet qui me préoccupe devra aussi faire l?objet de conclusions. J?irai devant lui pour déposer de nouveau.?
Faveur ?highly suspicious?
Hier, le président Glover a entendu Rama Valayden, leader du Mouvement républicain (MR). Ce dernier avait soutenu que Gaëtan Pillay, le président de la CHC, avait obtenu une faveur ?highly suspicious? le 9 avril dernier. Soit deux jours avant que sa délégation ne s?envole pour Abu Dhabi, siège de la compagnie International Management and Consultation Corporation (IMCC). C?est en effet à l?IMCC que la CHC avait adressé une ?letter of intent? le 2 avril, concernant l?acquisition de deux portiques. Gaëtan Pillay nie les allégations portées contre lui et dit pouvoir, documents à l?appui, récuser les ?faits erronés? avancés par Rama Valayden. Le leader du MR n?en démord pas : ces allégations sont ?facilement vérifiables?, a-t-il soutenu en soumettant à la commission le nom des personnes et des documents ?pouvant faire la lumière sur ces faits?. ?Le choix s?était déjà porté sur l?IMCC bien avant la visite de la délégation à Abu Dhabi?, a-t-il précisé.
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