Publicité
Ramgoolam proteste auprès de la Commission électorale
Par
Partager cet article
Ramgoolam proteste auprès de la Commission électorale
Après les allégations, les actes. Remonté parce qu?il considère être des abus de l?appareil d?Etat, le leader de l?Alliance sociale, Navin Ramgoolam, a décidé de faire entendre ses griefs de manière officielle. Il s?est rendu hier à l?Electoral Supervisory Commission (ESC), où il a rencontré le président, Yusuf Aboobaker, et les autres membres. Le commissaire électoral, Irfan Abdool Rahman, assistait également à la réunion.
Navin Ramgoolam a demandé à l?ESC d?initier des démarches auprès des institutions dont la présidence de la République. ?Il nous faut des compléments d?information avant de pouvoir délibérer sur les différents points soulevés par Navin Ramgoolam?, commente Yusuf Aboobaker. L?ESC s?attend à recevoir ces renseignements ce matin de la part de l?état-major du Parti travailliste. Si tel est le cas, les membres de l?ESC et le commissaire électoral se concerteront au début de la semaine prochaine pour décider de la marche à suivre.
Navin Ramgoolam a également fait savoir qu?il soulèvera ses griefs auprès des observateurs envoyés par des organismes étrangers pour suivre les élections.
Il a fait part à la Commission électorale de ces ?abus? par le gouvernement sortant en compagnie de ses trois hommes de loi, Kailash Purryag, Milan Meetarbhan et Sanjay Bhuckory.
Par la même occasion, le leader de l?opposition a demandé que certaines procédures soient améliorées pour permettre un meilleur déroulement des dépouillements. Des remarques concernent la sécurité des urnes et le décompte des voix. ?Nous avions déjà pris les devants, parce que nous voulons atténuer les craintes des participants aux élections?, explique Yusuf Aboobaker.
Les griefs exprimés par Navin Ramgoolam hier portent sur trois points majeurs : les recrutements ?massifs? dans le secteur public, et plus particulièrement dans les organismes parapublics, les ?abus? de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) et la participation active de l?épouse du président de la République, Lady Sarojini Jugnauth, au congrès pour les femmes du MSM-MMM à Quatre-Bornes, lundi.
Concernant la MBC, Navin Ramgoolam déplore, outre la couverture des fonctions ministérielles, ?l?absence de consultation entre l?Independent Broadcasting Authority (IBA) et les partis politiques, malgré les garanties données par l?IBA que nous allions être entendus sur l?élaboration des guidelines des radios privées dans le cadre des élections?.
Avant d?émettre ses lignes directives au début de la semaine, l?IBA n?a en effet recherché l?avis d?aucun parti politique. Les dirigeants du Parti travailliste considèrent cela comme une faute grave.
Le leader de l?Alliance sociale aurait également demandé que la Commission électorale intervienne dans l?allocation du temps d?antenne aux partis et sur les conditions qui seront appliquées pour l?enregistrement et la diffusion des émissions politiques.
Attributions limitées
Actuellement, le conseil d?administration de la MBC décide seul des conditions d?enregistrement et de diffusion. C?était également le cas pour les élections générales de 2000. Navin Ramgoolam estime que cela pourrait être la porte ouverte à d?éventuels abus.
Le leader de l?opposition a également soulevé un point ayant trait à des supposées allocations de terres de l?État. Il s?est de plus plaint des campagnes de promotion autour de bilans ministériels financées par des fonds publics. Il vise notamment les magazines présentant le bilan des ministères et l?affichage.
Si l?ESC juge ces allégations fondées, elle peut agir en faisant des protestations officielles auprès des instances concernées. Les attributions légales de l?organisme ne lui permettent cependant pas de prendre d?autres mesures.
Publicité
Publicité
Les plus récents