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Ramgoolam présent à la prestation de serment
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Ramgoolam présent à la prestation de serment
«Il y a une différence entre le Statement de démission de Sir Anerood Jugnauth à l?Assemblée nationale et la prestation de serment de Bérenger devant le président de la République », a expliqué le leader de l?opposition, Navin Ramgoolam, lors d?une rencontre avec la presse, hier. Ainsi, si le Premier ministre sortant ne fait pas d?excuses « à la population mauricienne », les députés du Parti travailliste (PTr) boycotteront la séance parlementaire. Ils seront cependant au Sir Harilall Vaghjee Hall, pour la prestation de serment de Paul Bérenger comme Premier ministre. Le PTr animera un meeting à La Louise, Quatre-Bornes, à 17 heures mardi, pour expliquer sa prise de position, a ajouté Navin Ramgoolam.
« Nu finne dire ki si SAJ n?a pas présente excuses, nu pas pou coopérer avec so banne simagrées », a-t-il ajouté. L?opposition considère que SAJ a insulté la mémoire de Sir Seewoosagur Ramgoolam (SSR) lors d?une fonction, le 17 septembre dernier, commémorant le 103e anniversaire de la naissance du tribun. « Dans certains pays, ou fermé quand ou insulté le Père de la Nation. » Pour Navin Ramgoolam, cela équivaut à une haute trahison.
Le leader de l?opposition a par ailleurs déploré que l?ordre du jour de mardi prochain à l?Assemblée nationale, soit squelettique. « C?est la première fois dans les annales des travaux de l?Assemblée nationale que l?ordre du jour est si mince. » En effet, il n?y a pas de question parlementaire à l?agenda et seul le « Statement by ministers » y est inscrit. C?est là que SAJ prononcera son dernier discours. La séance sera ensuite ajournée.
« Cadeau empoisonné »
Le leader de l?opposition a qualifié de « grand dialsa » les cérémonies entourant l?accession de SAJ au poste de président de la République. « Ou à croire ki cé le couronnement enne grand empereur. » Tout cela, poursuit-il, va se faire dans un « climat de pauvreté, d?insécurité et de chômage. » « Ki le peuple gagné làdans ? »
Abordant le bilan présenté récemment par Paul Bérenger, Navin Ramgoolam a trouvé que c?est « la plus mauvaise performance économique des 25 dernières années. » Exemples à l?appui, il s?est efforcé de démontrer que Bérenger « a le sentiment du devoir accompli surtout envers la nouvelle oligarchie et ses petits copains.»
Il estime que le bilan de Bérenger constitue « un revers » par rapport à l?émancipation des travailleurs.
« Bérenger pé quitte enne l?économie complètement malade. » Dans ces conditions, a ajouté le leader de l?opposition, passer le porte-feuille des Finances à Pravind Jugnath est « un cadeau empoisonné. »
Commentant le changement politique qui concrétise l?accord de Medpoint, Navin Ramgoolam a trouvé que ce n?est, en fait, qu?une trahison. Selon lui, dès le premier jour de cet accord « à l?israélienne », SAJ a abdiqué ses responsabilités pour des raisons personnelles. « Li ti bizin rétablir li dans l?Histoire ek so garçon ti bizin vinne vice-Premier ministre. » C?est pour cela, explique-t-il, que l?alliance gouvernementale doit revenir devant l?électorat. « Zotte bizin rode légitimité ek vinne devant le peuple pour enne lotte mandat. »
Sur le plan du Law and Order, Navin Ramgoolam dit constater une dégradation inquiétante. « Tous les jours, nous sommes témoins de vols, de viols, de la montée de la drogue, de la violence dans les écoles et de la prostitution. » Le comble de l?horreur a été atteint, selon lui, quand des malfaiteurs ont violé, jeudi à Floréal, une septuagénaire en présence de son mari octogénaire.
Succédant au Leader du PTr, le porte-parole du PTr pour les affaires économiques, Rama Sithanen s?est évertué, chiffres à l?appui, à soutenir les critiques de Navin Ramgoolam sur le bilan de Bérenger. Selon l?orateur, un ministre des Finances est jugé selon cinq critères : la croissance économique, l?inflation, le déficit budgétaire, l?investissement et la dette publique. « Or, tous ces indicateurs économiques sont au rouge. » Ainsi, selon Rama Sithanen, entre 2000 et 2003, la croissance économique est passé de 9.3 % à 2.9 %, l?inflation de 4.2 % à 4.5 %, le déficit budgétaire par rapport au Produit Intérieur Brut (PIB) de 3.8% à 6%, soit de Rs 4,3 milliards à Rs 9,1 milliards, l?investissement par rapport au PIB de 23.5 % à 22.2 % et la dette publique de Rs 72,4 milliards à Rs 110,9 milliards. « Tous ces chiffres sont officiels », a-t-il déclaré.
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