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Ramgoolam : ?Impossible d?arrêter la réforme?
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Ramgoolam : ?Impossible d?arrêter la réforme?
?Il n?est pas possible d?arrêter la réforme.? C?est par cette formule lapidaire que le Premier ministre a clarifié sa position sur la question. Invité par l?express, hier soir, à définir sa ligne politique après avoir écouté, tour à tour, Rama Sithanen, son ministre des Finances en colère et Dinesh Ramjuttun, un conseiller contestataire, Navin Ramgoolam a affirmé clairement que ?nous n?avons pas le choix : il faut poursuivre la réforme?.
La journée d?hier s?annonçait difficile pour le Premier ministre, après les tensions avivées du week-end. Dimanche, Rama Sithanen a annoncé sa décision d?annuler deux missions à l?étranger, se disant déçu de l?attitude des membres de son parti sur les réformes économiques. Auparavant, Dinesh Ramjuttun avait fait une sortie en règle contre les nouvelles taxes et avait attribué au ministre des Finances la responsabilité de l?impopularité du gouvernement.
Après sa rencontre avec les deux protagonistes, le Premier ministre est déterminé à ?maintenir le cap de la réforme? même s?il se dit conscient du coût politique de la démarche. ?Je sais que nous avons un problème. C?était prévisible. C?est une réforme profonde qui entraîne des changements drastiques. Mais, la popularité ne peut pas passer avant l?intérêt du pays.? Il affirme que personnellement, il n?a jamais douté de la nécessité de mener ces réformes. ?Le monde évolue, nous ne pouvons pas rester figé dans un système dépassé.? Toutefois, il admet qu?il faut expliquer davantage la réforme à la population, ?même si les premiers résultats sont déjà là?. Il reconnaît également que les nouvelles taxes sont incomprises.
Le Premier ministre ne s?inquiète pas outre mesure des sensibilités parfois contradictoires qui cohabitent au sein du Cabinet. ?C?est un lieu où l?on débat, non ? Je ne conçois pas le Cabinet comme un bloc monolithique?. Il affiche la même sérénité quand on l?interroge sur le blocage apparent des négociations avec l?industrie sucrière. ?Nous avons perdu du temps parce que les données que nous avons réclamées sont arrivées au compte-goutte. Je rencontre les sucriers au début de la semaine prochaine au plus tard.?
Sa rencontre d?hier avec Dinesh Ramjuttun, venu s?entretenir de mille sujets épars avec lui, paraît incongrue ? Navin Ramgoolam explique que ce conseiller est avec, Jyaneshwur Jhurry, un élément important de son dispositif: ?Je n?ai pas un bon feed-back du terrain en tant que Premier ministre. Ces conseillers sont efficaces quand il s?agit de transmettre le pouls de l?électorat.? Ce ne sont pas leurs propositions sur des sujets techniques qui l?intéressent... Pour autant, Navin Ramgoolam a été sensible aux arguments de son conseiller sur la fermeture de l?école de Chitrakoot. ?Il faut réétudier la question?, dit-il regrettant de s?être fié à des recommandations qui sont basées sur un rapport du ministère de l?Environnement. ?Je vais lire le rapport moi-même?, précise-t-il.
Le fait majeur de la journée d?hier reste la position ferme de Navin Ramgoolam sur les réformes économiques. L?arbitre a tranché.
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