Publicité
Ramgoolam dénonce la «braderie» de terres de l?Etat à Ebène
Par
Partager cet article
Ramgoolam dénonce la «braderie» de terres de l?Etat à Ebène
par Jean-Denis PERMAL
Dans une véritable ambiance de kermesse électorale, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a fait son entrée, hier soir, à la salle des fêtes de la mairie de Quatre-Bornes. L?événement était un congrès de l?Alliance sociale consacré au rapport du Fact-Finding Committee (FFC) sur la gestion de la Business Parks of Mauritius Ltd (BPML) à Ebène. Le message du chef du gouvernement a été diffusé sur écran géant, installé à l?extérieur de la salle des fêtes, pleine à craquer. Au moins 800 personnes étaient là.
Navin Ramgoolam a affirmé que ce rapport a établi qu?il y a eu «braderie» des terres de l?Etat à Ebène. Des lopins de terres ont été vendus à un prix inférieur à celui établi par l?évaluateur du gouvernement. Ce qui fait que BPML se trouve aujourd?hui avec des dettes de Rs 1, 8 milliard.
Evoquant les critiques émises par le leader du MMM, Paul Bérenger, sur ce rapport, Navin Ramgoolam dit connaître sa tactique : «Attaquer pour se défendre. » Il affirme que le leader MMM trouve le moyen d?attaquer la crédibilité de Harris Balgobin, le président du FFC. Et pourtant, dit-il, les faits sont là.
Le rapport du FFC a écrit que des procédures d?appel d?offres n?ont pas été suivies pour la construction du cybervillage.
Il est clair affirme le Premier ministre, que l?ancien régime s?est engagé dans un exercice de «braderie», «d?extravagance» avec les fonds publics. Autre fait marquant : 80 palmiers ont été achetés au coût de Rs 6 000 l?unité alors que le prix normal est de Rs 80. «Pire encore» des 80 palmiers, 55 sont introuvables. L?explication officielle est «que des chèvres les auraient mangés».
Pour illustrer le «gaspillage des fonds publics par l?ancien régime», il déclare qu?il aurait été plus simple de loger les athlètes des Jeux des îles pour la somme de Rs 20 millions au lieu de construire le cybervillage pour Rs 540 millions.
Le chef du gouvernement a également cité plusieurs exemples de «mauvaise gestion de fonds publics» : achat d?une limousine au coût total de Rs 33 millions par l?Etat, manque à gagner sur les droits de douanes totalisant Rs 700 millions sur les 140 limousines pour la conférence des petits Etats insulaires...
Ne pas hypothéquer l?avenir du pays
Le Premier ministre a denouveau affirmé que le gouvernement actuel a hérité d?un bilan financier lourd avec des dettes publiques totalisant les Rs 120 milliards. Il justifie ainsi ses décisions difficiles afin de ne pas hypothéquer l?avenir du pays.
Il dit tenir à c?ur le sort des plus démunis. C?est pourquoi 75 000 personnes perçoivent une aide sociale et que 25 000 autres en seront les bénéficiaires bientôt.
Grâce aux mesures budgétaires, les signes d?une reprise seraient perceptibles dans le textile, le tourisme, l?investissement et l?exportation. Le chômage est en baisse. Navin Ramgoolam a parlé de la création prochaine de 6 000 emplois dans l?informatique et la relance de la production locale de lait.
Enquêtes sur les dépenses de l?état
Au moins une dizaine d?autres orateurs ont évoqué le rapport du FFC lors de ce congrès. Le vice-Premier ministre, Rashid Beebeejaun, a déclaré que ce rapport est «le dernier clou enfoncé dans le cercueil du MMM pour le départ en politique de Paul Bérenger».
Le ministre de la Justice, Rama Valayden, a affirmé qu?après avoir envoyé le rapport à l?Independent Commission against Corruption, une copie a été donnée à la Fiscal Investigation Unit. D?autres enquêtes de la sorte seront initiées sur les dépenses encourues par l?Etat pour la conférence des petits Etats insulaires en développement, la construction du Centre Swami Vivekananda, la gestion du centre d?enfouissement de Mare-Chicose. Il a tiré à boulets rouges sur le leader du MMM pour avoir réclamé sa démission. La députée Neeta Deerpalsing a ajouté qu?il y aura bientôt un FFC sur la gestion financière de la municipalité de Beau-Bassin-Rose-Hill.
Le ministre des Finances, Rama Sithanen, a parlé de la relance de l?économie.
Publicité
Publicité
Les plus récents