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Ramgoolam : «Maurice, un pont entre l?Afrique et la Chine»

25 août 2006, 20:00

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Les hommes d?affaires chinois sauront prendre avantage des atouts de Maurice pour investir. Confiant, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, estime que le pays «peut jouer le rôle de pont entre l?Afrique, la Chine et des pays du Sud Est asiatique». C?était lors du Business Forum dans le cadre du China Day et la célébration du 18e anniversaire de la Fédération des sociétés chinoises de Maurice.

Le Business Forum avait pour thèmes principaux : l?investissement et le tourisme. Quelques heures avant le début du forum, le Premier ministre a inauguré une exposition de photos sur la Chine.

Les célébrations se sont déroulées au Mahatma Gandhi Institute en présence d?une soixantaine d?hommes d?affaires chinois venus de Chine, de Hong Kong, de France, d?Angleterre, de Madagascar et de la Réunion.

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, estime qu?en raison de ses atouts bilingues et ses relations privilégiées avec la Chine, Maurice peut attirer l?investissement étranger. Rama Sithanen, vice-Premier ministre et ministre des Finances, évoque, de son côté, d?autres avantages du pays pour ce faire : appartenance à la Southern African Development Community et le Common Market for Eastern and Southern Africa, infrastructures et systèmes de télécommunications sophistiqués et une main-d??uvre qualifiée.

Ces infrastructures tant au niveau du port, du port franc qu?à l?aéroport et les mesures annoncées dans le budget 2006-2007 pour faciliter l?investissement ont été soulignées par Raju Jaddoo, directeur général du Board of Invesment dans son intervention.

Les possibilités d?investissements, selon le Premier ministre, existent principalement dans les secteurs de l?exploitation des ressources marines, de l?aquaculture, des services financiers, des loisirs, de l?énergie, de production de produits pharmaceutiques et du tourisme.

Navin Ramgoolam se dit «confiant» que les hommes d?affaires sauront prendre avantage au maximum de ces atouts aussi bien que de l?appartenance de Maurice à des blocs régionaux pour pouvoir pénétrer les marchés africains. Un point qu?aborde également Rama Sithanen, qui estime que «Maurice peut être une plate-forme pouvant aider la Chine à augmenter davantage ses commerces et ses investissements en Afrique».

<B>«Une source d?inspiration»

Le volume de commerce entre la Chine et l?Afrique a connu une croissance exceptionnelle en 2005. Ce volume a atteint 40 milliards de dollars, une augmentation de 37 % comparé à 2004.

Le Premier ministre fait ressortir que le développement de la zone franche et la modernisation de l?économie mauricienne ont pu se faire avec l?apport de la communauté chinoise.

Rama Sithanen soutient, lui, qu?il n?y a aucun doute que la Chine a fait de grands bonds en avant au niveau de la course à la compétitivité et que cela peut être une source d?inquiétudes pour des pays qui voient leurs parts de marché s?amenuiser. «Mais, nous à Maurice, nous voyons ces développements comme une source d?inspiration et d?opportunités pour l?expansion de notre commerce et nos relations économiques avec la Chine. Nous voyons en la Chine un partenaire plutôt qu?un compétiteur. La croissance rapide de la Chine ouvre de nouvelles grandes opportunités pour nos propres exportations et l?augmentation de ses revenus par tête d?habitant offre de gros potentiels pour le secteur touristique.» D?autant plus que, affirme le ministre des Finances, Maurice ambitionne de se transformer en une «duty-free island» dans trois à quatre ans.

<B>«Opportunités croissantes»

Rama Sithanen considère que la masse d?expertise et de savoir-faire que la Chine a bâtie au fil des années de même que son expérience, sa technologie et sa force industrielle seront utiles à Maurice qui aspire à un palier plus élevé de son développement. Des propositions ont été faites pour l?établissement d?une Comprehensive Economic Partnership, qui inclut le commerce, l?investissement et la coopération.

En mois de cinq ans les importations mauriciennes en provenance de la Chine ont plus que doublé avec pour résultat que la Chine est aujourd?hui notre premier fournisseur de marchandises. «Au fur et à mesure que les hommes d?affaires chinois étendent leurs opérations au-delà de la région asiatique et augmentent leur présence en Afrique, et que Maurice, de son côté, bouge pour devenir un centre financier et d?affaires pour la région, il y aura toujours des opportunités croissantes pour la coopération bilatérale et des partenariats entre les deux économies», lance Rama Sithanen, confiant.

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