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Rajahbalee évoque les pouvoirs d?arrestation
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Rajahbalee évoque les pouvoirs d?arrestation
Iqbal Rajahbalee, Chief Executive de la Financial Services Commission (FSC), se demande si les régulateurs des services financiers ne devraient pas avoir les pouvoirs d?arrestation. Selon le code criminel, tout individu a le pouvoir d?arrêter un autre si celui-ci a commis un délit.
?Pourquoi le régulateur n?aurait-il pas un tel pouvoir ??, s?est-il demandé lors de son intervention hier à un séminaire régional sur le secteur financier non bancaire. Ces propos n?ont pas laissé insensible l?assistance, parmi laquelle de nombreux opérateurs ainsi que des représentants des autorités du secteur financier.
Néanmoins, au début même de son intervention, Iqbal Rajahbalee avait pris le soin de préciser qu?à sa connaissance, dans aucun pays au monde un régulateur ne détient ou ne voudrait détenir de tels pouvoirs, ?excepté dans les films?.
Interrogé sur l?interprétation à donner à ses propos, Iqbal Rajahbalee devait déclarer qu?il s?agissait tout simplement d?évoquer une réalité : un citoyen dispose du droit d?arrêter un autre. Ce rappel s?inscrit dans un contexte où les pouvoirs d?arrestation ont fait l?objet de tant de débats cette année.
Le séminaire, qui s?est ouvert hier et se poursuivra jusqu?à demain, est organisé par la Banque mondiale et la FSC. Il réunit des opérateurs et régulateurs de vingt-six pays africains.
Iqbal Rajahbalee a également déclaré que les régulateurs n?ont pas seulement des pouvoirs mais aussi des devoirs. Ils doivent donc pouvoir mettre en place des systèmes de contrôle pour prévenir tout abus. La transparence et l?accountability doivent régner.
Le secteur financier non bancaire est relativement développé à Maurice comparativement aux autres pays de la région, a indiqué pour sa part, Michael Pomerleano, Financial Sector Specialist, de la Banque mondiale.
Anil Gujadhur, président de la FSC, attribue le développement du secteur non bancaire aux incitations fiscales qui ont favorisé les produits non bancaires. Aujourd?hui, avec le nivellement des traitements fiscaux, certains se posent la question de savoir si le jeu en vaut la chandelle et s?ils ont pris la bonne décision.
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