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Rafik : “Faire respecter la liberté de la presse”
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Rafik : “Faire respecter la liberté de la presse”
Des journalistes et acteurs de l’information exerçant à Mayotte ont créé l’Association des journalistes de Mayotte qui a principal objectif : défendre la liberté de la presse.
Cela faisait quelques mois que l’idée de rassembler les journalistes exerçant à Mayotte circulait dans le monde des médias. Samedi, elle a abouti à la naissance d’une association : l’Association des journalistes de Mayotte (AJM). Lancée par une dizaine de journalistes de l’île, elle a pour but de défendre les intérêts et la liberté de la presse, et de promouvoir son développement. élu président de l’association samedi lors de l’assemblée générale constitutive, Rafik, rédacteur en chef de Tounda, explique les raisons de cette naissance.
● <B>Rafik, pourquoi cette association ?</B>
On s’est rendu compte que la presse à Mayotte est jeune. Par son lectorat, son nombre d’abonnés, ses titres. Elle n’a que 20 ans, alors qu’en métropole elle a plus de100 ans. Elle n’est donc toujours pas rentrée dans les mœurs. Il n’y a ici aucune population de la presse. Surtout, les hommes politiques ne la respectent pas. Le but de l’association, c’est donc de permettre à la presse de se faire reconnaître, et surtout de se faire respecter.
● <B>Quels sont les objectifs de l’AJM ?</B>
Déjà, faire respecter la liberté de la presse. C’est le plus important. Ensuite, elle aura pour mission de faire connaître ce métier. L’objectif est également de rassembler l’ensemble des journalistes, l’ensemble des titres de presse afin de passer outre les querelles et de discuter. Chacun a ses idées, mais l’association est ouverte à tout le monde. Tous les journalists sont invités à y prendre part. Enfin, dernier objectif : organiser des débats sur des sujets qui touchent à la presse mais aussi à l’ensemble de la société. Je pense par exemple au thème de la clandestinité, dont on parle dans les journaux depuis trois mois…
● <B>Avez-vous établi un plan d’action ?</B>
Pas encore. Mais l’organisation de débats est une des priorités. Autre sujet à traiter : le coût de fabrication des journaux. L’impression, la distribution, tout cela coûte cher. En nous regroupant, on peut trouver des solutions pour baisser ces coûts. On peut également aller voir le Conseil général pour voir ce qu’on peut faire pour les baisser. Il y a pas mal de choses à faire. Mais je tiens à préciser que pour cela, il faut que tous les titres soient représentés. Je déplore l’absence à l’assemblée générale de certains titres, donc la mauvaise représentation actuelle. Il faut que tout le monde participe, Le Mawana, Le Mahorais (NdlR : absents à l’assenblée générale) comme les autres titres. C’est dans l’intérêt général.
<B>Rémi Carayol
Le Canal</B>
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