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Réforme Électorale
<B>Par Nazim ESOOF
Il ne reste plus qu?à souhaiter que ce débat n?aura pas le même sort que les duels télévisés programmés et qui n?ont jamais lieu. Que le sort qu?on lui réserve ne soit pas celui de ces enjeux sur lesquels tout le monde se prononce sans arriver à un consensus. Sur ce dossier de la réforme électorale, un consensus est essentiel. Le Premier ministre l?a dit cette semaine : la réforme électorale constitue sa nouvelle priorité. Ce serait encore mieux si elle devenait aussi la priorité des autres protagonistes politiques. Jusqu?ici, on a eu les rapports, les comités d?élite, les prises de position fracassantes? Mais rien n?a été fait. Certains auront joué la carte de l?esquive, de peur de s?engager dans un processus qui incarne la rupture avec des modes passés. Le précédent gouvernement avait démontré une première volonté de réforme sans que cela n?ait abouti. Le mérite revient au fait que le terrain idéologique a été dépoussiéré. Pravind Jugnauth, le plus réfractaire à l?introduction d?une dose de proportionnelle dans le système, a déjà rencontré Navin Ramgoolam pour discuter de ce dossier. Paul Bérenger a exprimé le désir que les choses aillent vite. Désormais, un alignement sur une position commune est nécessaire.
Mais il n?est pas seulement question des convictions et des susceptibilités des hommes politiques. Il ne faut pas oublier que l?important dans cette réforme est d?encourager une nouvelle attitude des électeurs. De les dépouiller de ces réflexes sectaires et de cet esprit clientéliste. Le débat ne s?articule donc pas sur la seule question de la représentation proportionnelle. Il reste, en fin de compte, une arme ultime dont le Premier ministre a promis le recours mais qu?il n?a, à ce stade, pas utilisé : le référendum. Tout gouvernement qui aspire à une forme de démocratie participative et à un refus de l?infantilisation de l?électorat prend ce pari du référendum.
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