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Quoi de neuf, docteur ?

1 avril 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La santé ? voilà un domaine qui est au centre des préoccupations de tous. Et depuis Hippocrate, la médecine en a fait du chemin ! L?évolution s?est faite à vitesse grand V, de même que la révolution technologique. La médecine a progressé à pas de géant et met au point des techniques de diagnostic et de traitement qui prennent encore plus soin de nous.

Remèdes contre l?obésité, l?impuissance, le tabagisme, fabrication de crèmes répulsives made in Mauritius contre le chikungunya, thérapies et autres traitements ? le panel est des plus vastes.

« À Maurice, la médecine a connu une avancée certaine. Il suffit de revenir dix ans en arrière pour le constater. Auparavant, il y avait tant de complications que l?on ne pouvait diagnostiquer, mais aujourd?hui, nos centres de santé disposent, par exemple du Magnetic Resonance Imaging (MRI) Scan », déclare Rajendranath Goordoyal, Chairman du Medical Council.

Au niveau de la chirurgie, notre interlocuteur évoque la laparoscopie, méthode qui consiste à agir de l?intérieur, sans incision (voir encadré).

« Aujourd?hui, nous n?avons plus besoin d?ouvrir le ventre de quelqu?un pour effectuer une intervention chirurgicale. Non seulement c?est moins douloureux pour le patient, mais c?est plus efficace », ajoute-t-il. Les mêmes avancées technologiques se font également sentir dans d?autres domaines de santé comme la cardiologie, la gynécologie avec des scannings plus précis et performants. « La technologie évolue vite, très vite. Nous ne sommes plus dans les années 60. Il est important de penser au futur et de mettre ces outils au service des patients. Les professionnels doivent également se mettre à la pointe de la technologie pour rendre ces services accessibles », déclare, quant à lui, Dhaneshwar Beeharry, président du Dental Council. L?accessibilité est, justement, un autre débat, car les services ne sont pas toujours donnés ! Des efforts sont néanmoins faits pour les rendre disponibles pour tous, qu?il s?agisse des centres hospitaliers du public et du privé. Ainsi, avec ces outils, on pourra davantage ?uvrer pour sauver des vies.

Chirurgie

Qui a dit qu?il fallait forcément inciser pour opérer ? Avec la laparoscopie, on peut utiliser des sondes pour injecter les médicaments directement dans les zones corporelles infectées.

« Il suffit d?insérer un appareil dans la cavité abdominale pour en voir l?intérieur, et l?image est retransmise sur un moniteur. En fonction de ce que le spécialiste décèle, on peut réaliser différents types d?intervention, comme l?incision ou l?injection de médicaments », souligne le Dr Zouberr Joomaye. Grâce à cette technique, on peut effectuer des prélèvements de tissus pour des analyses approfondies. La chirurgie urologique permet aussi d?agir en cas de troubles urinaires ou de problèmes de la prostate.

Dentisterie

Et que se passe-t-il chez les dentistes ? Eh bien l?esthétique a pris les devants. Exit les dentiers ou encore les creux laissés par les molaires ou incisives extraites ! Les implants en céramique sont le dernier cri en matière technologique. « Nous avons plusieurs spécialistes de l?implantologie qui peuvent réaliser une intervention pour fixer les dents dans la gencive. Auparavant, cela se faisait sur la dent », affirme Dhaneshwar Beeharry, Chairman du Dental Council. Autre innovation dans ce domaine : le blanchiment des dents. Le sourire revêt toute son importance. Aussi, désormais, on peut en afficher un de radieux après une petite visite chez le dentiste. « La méthode consiste à utiliser des solutions et gels blanchissants par le biais d?appareils spécifiques », ajoute-t-il. Le plombage se veut être aussi esthétique et passe du gris au blanc, voire à une couleur se rapprochant de celle des dents du patient. Le plus de cette technique, c?est la durée de vie du plombage !

CHIRURGIE REPARATRICE

Vous avez de vilaines cicatrices ? Et si on les faisait disparaître ? La réponse : la chirurgie réparatrice, indique Mukhesh Sooknundun, directeur de la Clinique du Nord. Le resurfacing de la peau se fait avec des appareils au laser (photo). « Cela fonctionne comme un stylo, calibré par des fabricants américains pour agir sur la zone qui nécessite une intervention de haute précision. Cela ne laisse pas d?effets indésirables et peut être utilisé par tous », déclare Mukhesh Sooknundun.

Et selon lui, plusieurs techniques au laser peuvent être employées pour enlever les cicatrices. « Par exemple, nous pouvons prélever les tissus qui possèdent la même carnation que la zone cutanée sujette à l?intervention. Nous allons ensuite faire une avulsion de la peau pour remplir le vide résultant de l?enlèvement de la cicatrice », explique le médecin.

« Si la carnation n?est pas la même, on va effectuer un ou deux centimètres de prélèvements d?un organe interne un peu plus éloigné de la cicatrice pour réaliser l?intervention réparatrice », poursuit-il.

Outre le laser, la chirurgie permet aussi d?ôter les cicatrices. Par exemple, pour les rides verticales, il est possible de faire des injections au botox. Cela permet de les estomper pour quelques mois, mais il faudra renouveler le traitement. La clinique propose également la chirurgie correctrice, la liposuccion et l?élimination permanente des poils superflus.

CARDIOLOGIE

Du neuf dans la détection de maladies cardiovasculaires. L?angiographie coronaire permet de faire un diagnostic plus poussé de l?état des artères. Le principe ? « On injecte un produit de contraste afin d?identifier toutes les artères du c?ur, notamment celles qui sont obstruées. En fonction du degré d?obstruction, nous pouvons alors décider du traitement. Par exemple, si l?obstruction est à moins de 60-70 %, on peut prescrire des médicaments et recommander un régime alimentaire. Dépassé ce taux, il faudra désobstruer. On introduit un mandarin, sur lequel on passe une sonde avec un ballon pour dilater les artères et si besoin est, on pose une endoprothèse (stent) », explique James Prayag, Super-visor Cardio-Thoracic Unit du Centre de cardiologie des Mascareignes (photo) de la clinique Darné.

Quand la désobstruction n?est pas réalisable, il reste la chirurgie cardiaque. On effectuera un pontage coronarien à c?ur battant ou arrêté, en fonction du nombre de lésions. Pour le diagnostic, il existe le Holter Monitoring Rhythmique, similaire à un électrocardiogramme, qui enregistre les impulsions cardiaques pendant 24 heures. Cela permet de détecter les risques d?arythmie. Le Centre de cardiologie effectue aussi la pose d?un pacemaker qui génère les impulsions électriques. Enfin le Centre dispose d?un monitoring ambulatoire de la tension artérielle et d?un service d?échocardiographie.

CANCEROLOGIE

Les scanners sont indispensables au diagnostic du cancer. Loin des classiques X-Ray, on préfère aujourd?hui les méthodes avec moins de radiations. La City Clinic a récemment introduit le Magnetic Resonance Imaging (MRI) (photo), qui fonctionne avec une radio fréquence et génère des images lors du scanning.

« Nous avons une vue précise d?organes comme le cerveau, la moelle épinière, ou encore les vertèbres. Cela permet de diagnostiquer les cancers, surtout celui des os », indique le docteur Patrick Chui Wan Cheong, spécialiste et directeur de la clinique. Selon lui, on peut aussi utiliser la Gamma Camera, avec l?aide de produits radio-nucléaires Technitium 99. Ainsi, en injectant ces produits, on peut analyser les os et les zones infectées et vérifier si un cancer localisé n?a pas déclenché d?autres lésions. Le médecin ajoute que diverses méthodes existent pour dépister le cancer, telles que l?X-Ray Normal, celle avec des produits de contraste comme le barium, les produits iodés, le CT Scan, la mammographie, ou encore les échographies.

« Le radiologue a un rôle important ? il faut travailler pour le bien-être du patient et tâcher de faire le diagnostic le plus tôt possible, envisager la meilleure méthode d?analyse et tenir compte de la radiation », dit-il. En termes de traitement, il préconise l?intervention d?une équipe spécialisée, comprenant le radiologue, les chirurgiens et les oncologistes pour répondre au mieux aux besoins du patient : « On peut prescrire des médicaments, opter pour la radiothérapie, ou encore la chimiothérapie. Mais le plus important, c?est que le bénéfice en revienne au patient. »

GYNECOLOGIE

On connaissait les échographies classiques retransmettant des images du f?tus en blanc et noir. Eh bien aujourd?hui, cet examen passe en 3D (photo) et même en 4D, avec une image mobile et en couleur « Cela donne une vision réelle du bébé et de son développement au fil de la grossesse. Nous pouvons aussi voir avec précision les membres qui commencent à se former, avec le flux des vaisseaux sanguins et détecter les éventuelles complications. Par exemple, certaines malformations, handicaps et autres poches d?eau peuvent être vues à l?écran », soutient Hack Soreefan, gynécologue de la clinique Medisave.

Fonctionnant à l?ultrason, une sonde verticale et une autre horizontale sont placées sur le ventre de la future mère et permettent de capturer des images en plusieurs parties pour les renvoyer sur un moniteur. Le plus de cette nouvelle technologie, c?est qu?il n?y a pas de radiations et que la résolution de l?image est très nette.

Outre la possibilité d?évaluer le déroulement de la grossesse, l?échographie peut aussi être appliquée pour le diagnostic de grosseurs pour les seins, de problèmes au niveau du ventre, des reins, du foie, ou encore de la vésicule biliaire. En outre, cette technique est utile pour observer la vessie, l?utérus et détecter des maladies comme le fibrome, ou encore les kystes des ovaires. Pour les hommes, on peut aussi faire des échographies des reins et de la prostate.

Troubles digestifs

Si vous avez des problèmes d?estomac, une endoscopie digestive est de rigueur ! Cette technique vient explorer le système digestif grâce à une caméra vidéo (photo) introduite dans l?estomac. Cette technologie permet également d?analyser d?autres organes, dont le côlon, à travers une côlonoscopie. Pendant l?examen, une image vidéo est retranscrite en temps réel pour dépister des maladies comme l?ulcère, le cancer de l?estomac, le cancer du côlon, ou les polypes.

LES TESTS

Les analyses de laboratoire sont toujours indispensables pour détecter de nombreuses maladies. Par exemple, pour le dépistage du cholestérol, on aura recours à une hypercholestérolémie. Pour le diabète, le test requis est celui de l?hémoglobine (HBA1C), qui est un reflet de l?équilibre du diabète pour les six semaines précédentes. Pour les maladies cardiovasculaires, on peut faire un Troponine T, un marker réactif à un infarctus du myocarde. Pour les deux types de tests, on effectue des prélèvements sanguins qui seront, par la suite, analysés par un appareil spécifique. Puis, le médecin interprétera les résultats. Toujours au chapitre des troubles cardiaques, un autre test est l?épreuve d?efforts (stress test). Le principe est de soumettre les patients à une marche sur un tapis électrique pendant une dizaine de minutes en moyenne. Au cours de ce test, la vitesse est augmentée à trois reprises afin de vérifier si la personne arrive à s?adapter aux différents paliers d?efforts.

« Grâce à ce test, on peut déceler des maladies comme l?angine de poitrine », affirme Zouberr Joomaye, spécialiste en médecine interne à la clinique Medisave. Ce test se pratique lorsque le patient souffre de douleurs à la poitrine et il est recommandé par le médecin qui établira un traitement en interprétant les résultats.

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