Publicité

Questions à Sanjay Prayag, Président de l?Association des pharmaciens

22 mars 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

● Craignez-vous le nouveau Conseil de l?ordre qui va régir la profession ?

Tous les professionnels sont régis par des conseils et cela ne peut qu?être une bonne chose, tant pour rehausser le niveau que pour veiller aux abus de la profession. Chez nous, comme ailleurs, il y a des laisser-aller. Je déplore, qu?à Maurice, ce métier n?est pas très valorisé.

● Vous parliez récemment que la hausse des prix est inévitable ?

Je ne veux pas jouer aux oiseaux de mauvais augure mais je présente une réalité. Les facteurs externes tels que le fret et la dépréciation de la roupie, pour des dernières cargaisons, ont terriblement joué en notre défaveur.

La méthode pour réviser les prix est tributaire de nos différents coûts lors de l?arrivée de nos cargaisons. De ce fait, si nous subissons des hausses, comme c?était le cas récemment, les prix augmentent. Mais ces hausses sont très minimes habituellement. D?où le fait que j?estime que c?est inévitable. De plus, notre mark-up ayant été réduit à deux reprises, nous sommes quelques peu vulnérables.

● Le marché des génériques n?a pas la faveur des pharmaciens. Qu?en est-il ?

A Maurice, comme ailleurs, il y a une tendance vers les génériques. L?on ne s?y oppose pas car si elles apportent une baisse des prix, nous gagnerons sans doute sur le volume de médicaments vendu.

Ce marché prend de l?ampleur. Mais il faut une évolution des mentalités, tant du consommateur que du médecin. L?efficacité est presque la même, sauf pour la qualité des molécules qui diffère. En termes de prix, un médicament original pour la gastrique coûte Rs 56, sa copie, Rs 9.

Propos recueillis par J.L.-O

Publicité