Publicité

Questions à?Radha Persand

25 avril 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

● Comment évaluez-vous le développement dans votre village ?

Je constate que les choses ne vont pas comme les gens l?auraient souhaité. Je vous donne quelques exemples : à côté de l?école primaire, les autorités ont fait placer des mains courantes à la demande du maître d?école. Mais les trottoirs sont en si piteux état qu?on peut se blesser.

Pas de terrain de volley-ball jusqu?ici : il n?a pas encore été complété. J?ai moi-même contribué à mettre sur pied une bibliothèque au centre social. Mais elle n?est pas opérationnelle comme souhaité par les habitants.

● A quoi attribuez-vous ces lacunes ?

Malheureusement, ceux qui sont responsables de faire avancer ces projets ne sont pas à la hauteur. Concernant le terrain de volleyball, j?ai approché la National Development Unit (NDU), mais l?ancien Secrétaire parlementaire privé n?a rien fait. Le conseil des districts du Nord et la NDU n?ont jamais songé à refaire les trottoirs. Quant à la bibliothèque, je constate qu?il y a un manque de volonté de la part des responsables du centre social. Il était aussi question d?organiser un séminaire sur le sida. Tout le monde était enthousiasmé par cette idée, mais je ne sais pour quelle raison elle a été abandonnée.

● Et les activités sociales ou sportives ?

Comme travailleuse sociale, j?encourage une cinquantaine de femmes à s?adonner à la marche deux fois par semaine. D?ailleurs, au cours d?une compétition nationale l?année dernière, notre groupe s?est classé cinquième Nous organisons régulièrement des causeries sur la sécurité routière, sur la violence domestique et sur la protection des consommateurs.

● Donc, les femmes sont très motivées.

Effectivement. Nous avons même crée une société coopérative avec de nouveaux membres. Malheureusement, nous avons fait une demande pour que nous puissions nous réunir trois ou quatre fois par mois au centre des Femmes de Triolet, mais jusqu?ici elle n?a pas été agréée. Ce qui fait que certaines parmi nous sont découragées. Je lance un appel pour qu?il y ait des bureaux où les gens pourraient s?acquitter de leurs factures de téléphone, d?eau, etc. Elles sont, pour la plupart, des personnes âgées qui doivent aller à Triolet.

Publicité