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Questions à José Allet, Field Coordinator, Trust Fund for the Social Integration of Vulnerable Groups

8 novembre 2006, 00:00

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● Pourquoi est-ce que le Trust Fund construit-il des maisonnettes en tôle pour ceux qu’il est censé intégrer ?

Nous aurions voulu que chaque Mauricien ait sa maison en dur. Mais le Trust Fund n’est pas mandaté pour les construire. C’est la responsabilité de la NHDC. Vous évoquez un problème d’esthétique mais ces personnes vivent dans de meilleures conditions qu’auparavant. Nous avons donné un toit à 963 Mauriciens et à plus d’un millier de Rodriguais.

● Donc c’est une question de permis, pas de finances ?

Le Parlement a voté un budget de Rs 12 m pour reloger les anciens squatters. Ils ont accepté que nous leur construisions une maisonnette en tôle et n’ont pas voulu attendre une maison en dur.

● Et qui construit ces maisons en dur ?

C’est le ministère du Logement qui s’en occupe, aidé de l’Empowerment Programme et d’ONG. A Bambous, les 76 anciens squatters ont tous opté pour des maisons en dur. Certains, pour qui nous avons construit une maison, nous ont demandé des blocs et du ciment à la place de la tôle mais nous leur avons dit que nous n’étions pas mandatés pour cela. Notre rôle est de donner un abri temporaire.

● Sur un lopin qu’ils peuvent occuper pendant 54 ans ?

C’est à eux de construire leur maison en dur après ! Ces maisonnettes résistent aux cyclones.

● Le Trust Fund est-il conscient qu’il favorise des ghettos ?

Tout dépend de l’accompagnement ! Le syndic ne fait que gérer.

● Il n’y a pas de syndic !

Mais ce n’est pas de notre ressort. Aux ONG d’assumer ce rôle.

● C’est au gouvernement de s’assurer qu’il ne crée pas de bidonville !

Le gouvernement peut payer des gens mais on ne peut pas acheter l’amour et l’esprit de service. C’est aux ONG d’aider à empower ces gens-là.

Propos recueillis par Deepa BHOOKHUN

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