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Quels Brésiliens d?Europe ?
<B>Par Azmaal HYDOO</B>
Il ne suffit pas de rouler des mécaniques, de faire parader quelques stars et d?amuser la galerie en tentant quelques gestes techniques ronflants pour se prendre pour le Brésil. La vraie Selecao a gagné cinq fois la Coupe du monde, son homologue portugais n?a encore jamais rien gagné.
Et je me demande même si ce surnom de ?Brésiliens d?Europe? qui lui colle à la peau n?est pas un fardeau trop lourd à porter pour ses petites épaules. Mais peut-être que la présence de Felipe Scolari à la tête du Portugal avait permis à certains de prendre des raccourcis foireux?
En tout cas Chelsea sera certainement content de savoir que Big Phil, ou Felipao, selon vos préférences linguistiques (anglophone ou hispanophone) n?a rien gagné avec le Portugal, battu en finale de son Euro il y a quatre ans et demi-finaliste du Mondial 2006.
Les énormes attentes de cette année sont parties en fumée au premier obstacle à surmonter, pour une équipe que tout le monde avait vu trop beau trop tôt dans un premier tour trompe l?oeil. La superstar Cristiano Ronaldo, pourtant Ballon d?or en puissance, n?a pas pesé sur le jeu comme le faisait hier un Luis Figo.
La proximité de son transfert au Real Madrid et la saison extraterrestre qu?il a accomplie avec Manchester United expliquent sans doute une éventuelle démobilisation mentale. Et puis la défense statique des Portugais s?est avérée du pain béni pour ces Allemands qui ont l?art d?exploiter les coups de pied arrêtés (3-2).
A force de se prendre pour des super cracks, allant jusqu?à faire payer leur entraînement 8 euros à chacun de leurs 9 000 supporters en début de semaine !, on a l?impression que les Portugais vivaient dans une bulle, coupés du monde et de certaines réalités, payant ainsi le prix d?une certaine forme d?arrogance dans une compétition de très haut niveau.
Et puis, le timing de l?annonce du départ de Felipe Scolari, en plein Euro, après le deuxième match remporté par le Portugal, avait jeté un froid au sein de l?équipe, provoquant un silence gênant dans son propre camp.
Enfin, il y avait les comparaisons avec Manchester United à cause de Ronaldo et Nani. Mais les Portugais ne sont pas les Red Devils, faut se réveiller ! La finale avant la lettre face aux Pays Bas n?aura pas lieu. Retour sur terre brutal pour une équipe surcotée. Jetée dans le caniveau en deux temps trois mouvements. Du côté de Rio et de Sao Paulo, on en rit encore des ces fameux Brésiliens d?Europe?
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