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Quelques réalités

10 septembre 2005, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Ce sont quelques réalités commerciales? Un importateur de lait en poudre va fermer ses portes et licencier ses employés. Le lait importé d?Inde sera moins cher que celui importé par les entreprises qui pratiquent dans certains cas, des marges bénéficiaires exorbitants. Il y en a d?autres, et il faut impérativement les rappeler au ministre du Commerce Rajesh Jeetah. C?est un euphémisme que de dire qu?il a eu tort de rétablir le contrôle des prix sur le lait. Mais attention qu?on ne nous accuse pas d?être anti-Jeetah ou pro qui que ce soit.

Si le ministre a besoin de se trouver une nouvelle bataille à livrer, nous allons lui en fournir une. Il faut espérer qu?il s?est intéressé à ces grosses enseignes d?hyper qui fleurissent à travers l?île. 2006 sera leur année, a-t-on dit récemment. Le ministre du Commerce doit donc connaître quelques réalités sur le fonctionnement de certains d?entre eux. Ces hyper deviennent de véritables centres d?exclusion de certains produits et fabricants.

C?est une réalité commerciale. Certains supermarchés exigent des marques locales diverses contributions. Tu payes, et je t?offre une place de choix dans mes rayons. Tu payes car je publie un prospectus à la fin du mois et je te fais de la pub. Tu me fais une réduction de 15 % car je souhaite lancer une promotion de 15 % sur les marques que tu me fournies. Ce ne sont pas des suggestions, mais des commandements que tous ceux qui figurent sur les rayons doivent suivre. Et encore, nous avons résumé ici les injonctions des hyper.

Quand ces commandements sont adressés aux plus gros importateurs de liquide vaisselle ou de vin du pays, l?impact financier sur leurs budgets respectifs demeure négligeable. Mais imaginez le poids de ces contributions ou rabais forcés sur les comptes d?un petit producteur local cherchant à percer auprès des grandes chaînes. Nous rechignons à peine à utiliser le mot : c?est du racket !

La balle est dans le camp du ministre. Voilà une possibilité de faire d?une pierre plusieurs coups. Permettre aux petits producteurs de se trouver facilement de la place dans les rayons, cela favorise bien la démocratisation n?est-ce pas ? Voyons si le ministre arrive également à protéger les fabricants et importateurs exploités. C?est une réalité commerciale que nous souhaiterions voir !

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