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Que vaut la jouissance d’une voiture de compagnie ?

5 août 2004, 20:00

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Les cadres du secteur privé, jouissant d’une voiture mise à leur disposition par leurs employeurs et sur laquelle ils doivent s’acquitter de l’Income Tax, bénéficieront dorénavant des mêmes avantages que ceux accordés aux cadres de l’industrie sucrière. Auparavant, ces derniers bénéficiaient d’un barème plus avantageux, sous prétexte qu’ils devaient résider dans leur Factory Area, loin des centres urbains.

Cette décision fiscale fait suite à une requête commune signée par la plupart des associations professionnelles du pays. Désormais tout employé, ayant jouissance d’une voiture de compagnie, devra ajouter à ses revenus une somme de Rs 2 500 s’il dispose d’une voiture de moins de 1 000 c.c., de Rs 3 000 (1 001 à 1300 c.c.), de Rs 3 000 (1 301 – 1 500 c.c.), de Rs 4 000 (1 501 – 1 700 c.c.) et de Rs 5 000 (plus de 1 700 c.c.).

Le commissaire de l’Income Tax, Max Henri base son étude de la valeur fiscale d’une voiture de compagnie sur l’exemple de l’Austin Allegro qui est, en 1979, la voiture la moins onéreuse à l’achat. Elle coûte, en effet, Rs 69 440.

M. Max Henri en profite pour rappeler que d’autres avantages en nature existent dans les conditions salariales prévalant à Maurice. Cela comprend par exemple la jouissance d’un logement, le paiement par l’entreprise des factures d’électricité, de téléphone, des services domestiques, les prêts sans intérêt ou à un faible taux d’intérêt, le paiement des frais médicaux, des polices d’assurance.

Les nuages s’amoncellent du côté de l’industrie sucrière. La MSPA (association des producteurs sucriers) n’est pas au bout de ses surprises. Le gouvernement lui fait savoir qu’il ne compte pas mettre en application les conclusions d’un comité gouvernemental lui recommandant la hausse graduelle du sucre, vendu à Maurice à des fins industrielles. Le comité Maugendre a pourtant conclu que cette hausse affecterait de façon marginale le coût de production des boissons gazeuses et des friandises. Ce croc-en-jambe de l’Hôtel du gouvernement à l’industrie sucrière s’ajoute au coup de poignard dans le dos des nouveaux avantages accordés aux employés de ce secteur alors que le NRB s’était précédemment opposé aux demandes syndicales concernant ces avantages. Cette nouvelle largesse de la classe politique aux dépens des producteurs sucriers coûtera à ces derniers une ardoise supplémentaire de Rs 24 millions.

Le gouvernement n’est pas à une contradiction près en matière syndicale. Il s’oppose toujours à l’octroi de la reconnaissance syndicale à la SILU et à l’UASI, deux syndicats sucriers d’obédience MMM et GWF mais les invite à siéger au sein de deux comités ad hoc nommés par lui. Comprenne qui pourra.

Du côté des SILU-UASI, l’exaspération est à son comble en raison du refus des autorités de leur accorder la reconnaissance syndicale. Ils songent sérieusement à recourir à une grève illimitée pour obtenir satisfaction. La GWF réclame un référendum dans l’industrie sucrière. Les SILU-UASI réclament une compensation salariale équivalente à la hausse du coût de la vie, l’introduction de la semaine de 40 heures, le paiement d’un boni de productivité en temps de coupe, l’annulation de la décision de fermer les usines sucrières de Solitude et de Réunion.

A Mon Loisir SE, les artisans se mettent en grève et réclament le départ du chef d’usine, M. Roland Rambert, que défend énergiquement le directeur et le propriétaire de l’établissement, M. Cyril Lagesse. “Il est un bon technicien et s’acquitte convenablement de ses tâches. Pas question de le limoger.”

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