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Quand la musique s?accompagne de couleurs
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Quand la musique s?accompagne de couleurs
?The finest of Fine Arts is music.? La rencontre débute ainsi. En sonorité. Srinivas a les mains qui tremblent. Il fait muser les paroles comme il le ferait avec son instrument de musique. Cet enseignant de musique au Indira Gandhi Centre for Indian Culture (IGCIC) donne rendez-vous chaque troisième samedi du mois aux amateurs de musique classique indienne. Il était sur scène ce samedi pour un unique spectacle de tabla et de mridangam. Portrait de ce mélomane en quête de créativité.
Beaucoup se demandent pourquoi la musique indienne est plus riche en sonorité que d?autres genres. ?C?est très simple, livre Srinivas, la musique indienne possède plusieurs notes. Quand je chante en hindi, j?ajoute d?autres sonorités entre elles. Voilà pourquoi la musique, dite hindoustani ou carnatique, voyage beaucoup plus que d?autres??
Il parlera essentiellement de la musique classique. De ce phénomène, le Priyadarshini, un spectacle qui se produit chaque mois à l?IGCIC à Phoenix. ?La musique classique n?a pas encore trouvé son public à Maurice, lâche d?emblée Srinivas. Nous essayons de trouver une audience. D?éveiller un intérêt pour la musique classique. Voilà pourquoi nous organisons chaque mois le Priyadarshini.? Le public gagnerait ainsi à venir découvrir les nouveaux talents qui sont montrés à l?IGCIC mensuellement.
Chaque élève est appelé à développer sa technique. Sa façon propre de poser ses paroles sur les notes des instruments. Car il faut le souligner, la musique indienne se joue surtout dans la manière de jouer avec les paroles. L?instrument, c?est celui qui accompagne, pas celui qui prime.
?Il est vrai que nous faisons beaucoup de chansons à titre de dévotion pour les dieux, explique Srinivas. Mais il existe beaucoup de genres. Mes élèves apprennent à écrire les scripts de chansons. Pour ne pas laisser la monotonie s?installer, je leur apprends, quand ils acquièrent de l?expérience, à composer leurs propres chansons?? La musique classique indienne se décrypte de par la créativité qui l?anime.
Le son doit être beau. Les mots chantés aussi. La créativité se fait entendre au milieu des notes. ?Parce que chaque note doit être accompagnée d?une couleur.? Comparable à la peinture, la musique fusionne sur des notes aux belles nuances. Mais comme une ?uvre d?art, la musique créative s?accompagne de longues heures de réflexion.
?Il faut qu?il y ait sans cesse une évolution au sein de la musique car elle se ponctue d?expressions, d?images, du ressenti. Elle doit être intemporelle.? C?est peut-être cette recherche de la créativité qui pousse les artistes à improviser sur scène. Srinivas ne sait pas toujours ce qu?il chantera sur scène lors d?un spectacle. Muni de son instrument à percussions, il se laisse émouvoir par le sentiment du moment.
?C?est ainsi que nous développons des rythmes nouveaux. Vous savez, la musique carnatique est inséparable de la spiritualité !? Quand un artiste s?élance sur des notes de musique carnatique, il semble s?abandonner. Se donner sans arrière-pensée. Sa musique consiste aussi à faire passer des émotions. Remarquez que son visage est affecté, émerveillé ou surpris. Comme l?explique Srinivas, le Priyadarshini s?applique à attirer une audience. À faire que son public sort de chaque événement musical, ébloui par le talent et la créativité.
?Le Priyadarshini sert de plate-forme. Il permet aux jeunes de se faire connaître. De montrer comment ils peuvent attirer une nouvelle audience, composée de jeunes, pourquoi pas ?? Cela viendra peut-être. Le mouvement d?intérêt est visible. Le prochain rendez-vous est attendu en juin.
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