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Quand la formation frappe à la porte?
Sandeep Savrimuthu ne quitte pas des yeux le tableau que Milan Munroop, le chargé des cours, est train de noircir avec ses explications sur la Basic Domestic Electrical Installation (BDEI). Il se trouve dans une caravane dans laquelle ces cours en électricité sont dispensés, à l?entrée du village de St Hubert .
?Je suis sûr que ces connaissances me seront utiles dans la vie pour avoir un emploi si je m?installe à mon propre compte ou pour les dépannages en cas d?urgence?. C?est une des raisons dit-il, qui l?ont poussé à s?inscrire. Ces cours, dispensés par les enseignants de l?Industrial Vocational Training Board (IVTB), sont financés par le Trust fund for the integration of vulnerable groups (TFIVG), après une étude effectuée par les organisations non-gouvernementales pour connaître le nombre d?enfants qui n?ont pas réussi leur vie scolaire à St-Hubert, à Saint-Hilaire et à Riche-en-Eau.
?Nous sommes confrontés à certaines réalités car il existe des cas où malgré toute leur bonne volonté, certains n?ont pu s?inscrire parce qu?ils doivent impérativement travailler pour répondre aux besoins de la famille?, explique un travailleur social.
Alberto Zamala a fait ses études jusqu?au niveau secondaire au collège Hamilton de Mahébourg. Il se trouve parmi les six élèves qui ont bénéficié, pour la première fois, de l?expérience du centre IVTB dans ce domaine. ?J?ai acquis une certaine notion de l?électricité. Je tenais à me perfectionner?. Avec un peu plus d?expérience, il pense faire carrière dans ce métier en poursuivant ses études à un plus haut niveau.
Théorie et pratique
L?enseignant passe plus de deux heures chaque jour avec ses élèves dans la caravane, pour la théorie et la pratique. Il leur fait confiance . ?Ils sont intéressés parce qu?ils sont convaincus que cette formation pourrait les orienter vers un métier?, dit-il.
Anabelle Telvave a développé un vif intérêt pour l?électricité lorsqu?elle était encore une élève du Mauritius College. Ayant réussi ses examens du Higher School Certificate (HSC), en attendant de trouver un emploi, elle ne veut pas perdre son temps. Elle a choisi de découvrir cette autre forme d?énergie. ?J?ai été toujours fascinée par les merveilles de la science et dès que l?occasion s?est présentée, j?ai voulu profiter des facilités qui me sont offertes pour approfondir mes connaissances?.
Jacques Arman, attaché au TFIVG pour la région, est optimiste. ?Nous sommes satisfaits des efforts soutenus et de l?intérêt des jeunes et sommes confiants que nous aurons de bons résultats?.
Il se pourrait que L?IVTB prenne des dispositions nécessaires pour dispenser des cours d?un plus haut niveau pour les élèves qui obtiennent de bons résultats.
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