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QBL, une vie avec Pepsi

23 août 2005, 20:00

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“Entre amis, c’est Pepsi.” Ce slogan et Quality Beverages Limited (QBL) ont un point en commun. Ils ont été conçus en 1955. Un demi-siècle s’est écoulé. Publicité et nouveaux parfums se sont succédé. Le tandem Pepsi-QBL, une longue histoire contre vents et marées...

L’idée germe par une belle journée d’été. Au départ, QBL ne figure pas dans les plans de son fondateur, l’homme d’affaires Abdullabhai Currimjee. Un habitué de la capitale francaise, Paris, il s’y rend pour récupérer le paiement sur la vente d’une cimenterie à Madagascar. Installé à un café, il réfléchit sur ses nouveaux projets. Et Abdullabhai Currimjee tient son projet : les boissons gazeuses.

“De retour à Maurice, il prend contact avec ses futurs concurrents qui se sont lancés, en 1953, dans la fabrication de Coca-Cola”, relate le présent président-directeur général de QBL, Currim Currimjee. “L’histoire dit qu’il a voulu acquérir des parts dans cette compagnie. Suite au refus catégorique de ces derniers, il cherche et obtient la franchise de Pepsi pour Maurice, devenant le premier pays à la détenir dans l’océan Indien, l’Afrique australe et du Sud”.

La première petite bouteille sort un 19 août 1955, d’une contenance de 150 ml, vendue à 15 sous au détail. La concurrence est rude pour cette entreprise de 41 employés. Une modification et une innovation changeront la tendance : l’introduction de la chopine, et la mise sur le marché des bouteilles d’un litre, avec le bouchon remplaçant la capsule.

Sur sa lancée, de nouvelles marques et saveurs sortent des lignes de production de QBL, toujours sous franchise. Evervess est mis sur le marché trois ans après Pepsi. Miranda survient deux années plus tard alors que la dernière marque de reconnaissance mondiale, 7-Up, s’installe sur les rayons en 1978, C’Top et Pepsi Twist en 2003, et le tout dernier Vital Sparkiling Côté Fruits en 2004.

Aujourd’hui, avec ses 500 employés, 44 véhicules assurant la distribution sur 40 tracés, QBL génère des revenus de quelque Rs 380 millions. La bouteille consignée est en chute libre, et ne représente que 30 % de la production dopée par la révolution du plastique. “La ligne de production ne tourne que trois ou quatre fois par semaine”, précise Currim Currimjee.

Le plastique a, en effet, pris une dimension sans précédent dans l’industrie des boissons à Maurice. Et QBL a su transformer cette innovation de son concurrent à son avantage. En 1993, l’entreprise met sur le marché ses boissons en contenance de 0,5 L, communément appelé “handy pack” et celle de 1,5 L. La demande est telle qu’en été, la ligne dédiée à cette production tourne non-stop.

Cet investissement dans le plastique, souligne Currim Currimjee, a été au détriment des cannettes. Il y avait un choix à faire. Le P.-d.g. fait ressortir: “D’une part, la différence est dans le goût car la canette apporte une dose métallique.” Et de l’autre, quand le consommateur s’abreuve d’une cannette, il est tenu à consommer le tout alors qu’avec le handy pack, le bouchon permet une consommation sur la durée.

Au-delà des boissons gazeuses, Pepsi a été étroitement associé au sport, finançant la venue de Pelé à Maurice en 1971, sponsorisant des championnats de badminton, entre autres. Qui plus est, ils ont été nombreux les Mauriciens à s’acheter du Pepsi, Mirinda ou Seven-up pour collectionner des stickers ou participer à des tirages au sort aux prix fabuleux. L’impact de ces campagnes promotionnelles semble avoir perdu de sa verve. “Les gens seraient de plus en plus blasés...”, lâche Currim Currimjee.

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