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PTr : un congrès « moderne » pour renouer avec sa base

2 juillet 2006, 00:00

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Un congrès pas comme les autres ! C?est ce que le Parti travailliste compte réaliser ce matin au centre de conférences de Pailles pour coïncider, comme il se doit, son 67e congrès annuel avec ses 70 ans d?existence de même que son premier anniversaire de retour au pouvoir.

Tous les membres de l?exécutif travailliste ont été sur la brèche, des semaines durant, pour réussir une démonstration de force : réunir au moins 4 000 partisans issus des différentes circonscriptions.

« Nous n?allons pas permettre que la campagne de désinformation malsaine de l?opposition se propage sans que l?on rétablisse la vérité. Les mesures fiscales annoncées par le ministre des Finances, entre autres, font l?objet de toutes sortes de déclarations démagogiques. On veut rétablir les faits, comme sur la question de l?impôt où sur 72 000 contribuables, plus de 40 000 ne paieront plus de taxe, 26 000 paieront moins alors que seulement 6 000 paieront un peu plus », avance Étienne Sinatambou.

<B>Un souffle nouveau</B>

Celui-ci a été pressenti pour être le nouveau président du PTr, en remplacement de Jean-François Chaumière, qui a été nommé Deputy Speaker. De son côté, le secrétaire général (SG), Dharam Gokhool, confie qu?il y aura du nouveau à la tête du parti « à cause des responsabilités ministérielles ». Il n?a toutefois pas confirmé s?il cédera sa place de SG à Deva Virahsawmy.

« Nous sommes résolument tournés vers l?avenir. Le Parti travailliste a certes une riche histoire, mais notre action politique a pour objectif de construire un pays moderne. Nous n?allons pas nous attarder sur des choses futiles. Nous avons pour mission de transformer ce pays par de profondes réformes dans tous les secteurs », déclare Siven Poinoosamy, le trésorier du PTr.

Réforme : le mot est lancé. Le parti veut faire table rase de ces éléments qui freinent son avancement. D?où la nécessité d?intégrer les nouveaux adhérents, issus bien des fois d?autres formations politiques, pour donner un souffle nouveau au PTr.

« Le Parti travailliste assume à nouveau la direction du pays et cela avec nos alliés. En dépit de la campagne infecte menée contre le parti et son leader, nous avons tenu le coup contre vents et marées », déclare Étienne Sinatambou. Interrogé quant à l?éventualité qu?il soit le nouveau président des Rouges, il déclare, non sans fierté, que « ce serait une marque de confiance de la part du leader [?] Toutefois, il faut attendre le congrès de ce matin et la décision des instances du parti ».

Quant au nouveau secrétaire général pressenti, Deva Virahsawmy, il estime lui aussi qu?il faudra attendre la décision des congressistes. « Je ne voudrais pas faire de commentaires à ce stade. Attendons les délibérations du congrès? », nous a déclaré un Deva Virahsawmy prudent mais visiblement honoré.

Ce congrès, qui se veut « original et impressionnant », est organisé à un moment où le PTr doit prendre des mesures audacieuses qui pourraient nuire à son capital politique, bâti sur des promesses d?une vie meilleure?

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