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Psoriasis : lutter contre le mal

30 octobre 2004, 20:00

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Plaques rouges, démangeaisons, le psoriasis, touche environ 100 000 Mauriciens. La Psoriasis Association profite de la première Journée mondiale contre cette maladie vendredi, pour faire le point sur cette affection de la peau encore méconnue.

« Les malades ont besoin de beaucoup de soutien, car c?est une maladie stressante. Or beaucoup de personnes ont une attitude encore négative face au psoriasis, qui n?est pourtant pas contagieux », affirme Clency Kelly (photo), le président de l?association qui existe depuis deux ans. Cette maladie cutanée altère souvent la qualité de la vie personnelle et professionnelle de ceux qui en sont atteints. Il se rappelle que lors d?un séminaire sur cette affection, un homme souffrant de psoriasis avait fondu en larmes car sa femme l?avait quitté. Clency Kelly connaît aussi beaucoup de personnes qui ont dû dire adieu à leur travail à cause du regard du public.

D?où la demande de l?association pour que le ministère de la Santé lance une campagne d?information dans les centres de santé. « Il faut sensibiliser les patients, leur famille et le grand public et balayer les idées fausses concernant cette maladie. C?est la seule façon pour que les personnes atteintes de psoriasis ne se sentent pas exclues. » Il souhaite également que les autorités agréent à leur demande pour la création d?une Psoriasis Clinic dans les hôpitaux régionaux.

Il note aussi un sentiment de découragement chez les patients. Et leur regard sur le corps médical n?est pas tendre. Ils déplorent la minimisation de leur maladie lors de sa découverte, et le manque d?informations sur cette affection et les traitements qui existent.

Les malades suivent, pour la plupart, une corticothérapie et doivent régulièrement hydrater leur peau. Or, les crèmes hydratantes sont doublement taxées, au grand dam des malades. « Elles sont classées comme des produits dermo-cosmétiques et sont donc taxées à 80 %, plus la TVA de 15 %. Cela fait trois ou quatre ans que nous demandons aux autorités de revoir ces prix à la baisse, mais en vain », s?insurge Ravin Gaya, le président de la Pharmaceutical Association of Mauritius. Il ajoute qu?il existe des médicaments génériques qui coûtent moins cher. Mais les médecins sont encore réticents à les prescrire. « Dans le doute ils préfèrent appliquer le principe de précaution. »

Malgré la cherté des médicaments, certains malades préfèrent de loin les acheter. C?est le cas de Ruby, qui souffre de psoriasis sur presque tout le corps. « À l?hôpital, les médicaments sont standardisés et ne sont pas adaptés à ma maladie. Le shampooing offert ne mousse pas? » Chaque mois c?est environ Rs 1 500 qu?elle doit trouver. Et elle vient de perdre son emploi, à cause de sa maladie. « Je souhaite qu?on daigne enfin se pencher sur nos difficultés?

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