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Provençal rétablit certains faits

11 juillet 2005, 20:00

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L’ancien président de l’Association mauricienne de handball (AMH) Jean-François Provençal sort de l’ombre après avoir démissionné de cette instance l’année dernière pour “des raisons professionnelles”. Il n’a pas du tout digéré certaines déclarations tenues par l’actuel Directeur technique national (DTN), le Français Renaud Fabre, dans l’hebdomadaire Week-End du dimanche 10 juillet. Il tient, ainsi, à rétablir certains faits. “Ces déclarations mensongères et inexactes viennent dénigrer tout le travail qui avait été fait durant les années avant sa venue !”, lance celui qui a occupé le poste de président de 2001 à 2003.

La première concerne le nombre de clubs. “Le DTN déclare qu’il n’y avait que cinq clubs à son arrivée. Or, en 2002, il y avait six clubs en masculin, cinq clubs en féminin, soit un total de onze dans le championnat senior. Avec les 17 clubs à Rodrigues, cela fait un total de 28 clubs. De plus, la plupart de ces clubs à Maurice avaient leurs équipes jeunes des catégories minimes et cadettes. Alors venir dire qu’il n’y avait que cinq clubs, cela me fait tout simplement rire”, laisse-t-il entendre.

Le deuxième item concerne le tournoi intercollèges organisé récemment et qui avait vu la participation de “750 joueurs”. “Documents et coupures de presses à l’appui, je peux dire qu’en 2001, il y avait un tournoi auquel avaient participé 56 collèges. Quand vous multipliez ce nombre par deux catégories soit benjamins-minimes et cadets-juniors, et multipliez encore par dix joueurs, vous obtenez un nombre supérieur à 1000. Je mets au défi quiconque de venir me prouver le contraire”, relate-t-il. “Alors quand le DTN vient dire que pour la première fois, il organise un tournoi intercollèges de handball, ça fait sourire ceux qui avaient jadis participé à ces intercollèges et même ceux qui avaient participé à des intercollèges dix ans de cela”, renchérit l’ancien président.

Le troisième item concerne le nombre de licenciés. “Renaud Fabre avance qu’il n’y avait que 150 licenciés en activité. A cette époque-là, les benjamins, minimes et cadets n’avaient pas encore été licenciés étant donné que les grants accordés par les collectivités locales à ces clubs régionaux étaient trop faibles pour encourir les frais des licences. L’AMH avait entrepris des démarches auprès des collectivités locales pour trouver le financement nécessaire”, explique Jean-François Provençal. “Forcément tout le travail avait déjà été fait pour que le nombre de licenciés grimpe”, ajoute-t-il.

<B>“Nous nous sommes mordus les doigts”</B>

A ce sujet, il tient à souligner le travail que l’ancien DTN, le Malgache Bertin Andriamiharinosy, avait fait était “inégalable”. “Il n’hésitait pas à aller dans les régions rurales tous les jours et faire de l’initiation. Son travail n’a jamais été remis en question et c’est d’ailleurs le ministère de la Jeunesse et des Sports qui l’avait révoqué à la suite d’irrégularités”, déclare-t-il.

L’autre sujet qu’il considère inexact, c’est le fait que l’actuel DTN vienne dire que “Maurice a participé pour la première fois à une compétition continentale” avant sa venue. “En 2000, la sélection nationale avait participé aux Championnats du Commonwealth qui s’étaient déroulés au Kenya. Maurice avait même tenu la Tanzanie en échec. Il faut réfléchir avant de parler”, précise-t-il.

Mais pourquoi ce retour à l’avant-plan ? “En tant que président élu en 2001, j’avais fait de ma priorité d’embaucher un DTN (NdlR : Chose qu’il était parvenu à faire avec la signature de contrat de Renaud Fabre en juillet 2002). Je me sens responsable de sa venue à Maurice. Après avoir découvert sa façon de travailler, nous nous sommes mordus les doigts. Nous n’avions plus de droit de regard sur ce qu’il faisait. Quand nous sommes venus dire au MJS que nous nous étions trompés et que nous ne pouvions pas travailler avec lui, le ministre Ravi Yerrigadoo nous avait dit que Renaud Fabre restera à son poste. Nous en avions même fait part à son conseiller Alain Aliphon, mais il avait fait la sourde oreille. Où sont ces gens aujourd’hui ? ”.

Jean-François Provençal aborde également l’aspect “problèmes relationnels” qui existeraient entre certains membres et le DTN. “Est-ce normal d’avoir des problèmes relationnels avec, non pas un, mais trois présidents (NdlR : Hormis Provençal, Joëlle Chengen n’était pas sur la même longueur d’onde avec le DTN tout comme Dario Chowrimootoo actuellement) ? Allez poser des questions aux personnes qui travaillent sur le terrain, à ceux qui ont vu l’évolution du handball ces dix dernières années et vous aurez la vérité !”, laisse-t-il entendre.

“Le handball est maintenant en péril. C’est triste de voir où il en est arrivé. Depuis les Jeux des îles de la Réunion en 1998, nous avions d’excellentes relations avec l’île de la Réunion. Aujourd’hui, tout a été terni. Il y a un gros malaise et j’espère que la logique prévaudra”, conclut-il.

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