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Prof de karaté
- Vous avez obtenu tout récemment la ceinture noire 4e Dan dans le shotokan, un art martial très populaire en Angleterre. Parlez-nous de votre parcours.
J?ai commencé à pratiquer le karaté il y a plus de vingt ans et je dois dire que cela a nécessité de grands sacrifices de ma part. C?est la raison pour laquelle je suis fier d?avoir pu être affilié à l?AIKI Karaté Club, basé à Londres.
- Et les jeunes, comment sont-ils initiés ?
Cela fait plus de dix ans que j?ai ouvert deux écoles de karaté connues comme Funakofhi, l?une à Chemin-Grenier et l?autre à Souillac. Je veux promouvoir cette discipline parmi les jeunes. Je dois avouer que c?est une discipline qui demande de la patience, de la persévérance et beaucoup d?efforts de leur part.
- Est-ce qu?ils y parviennent ?
Pas tous. Après avoir passé un bout de temps au sein des écoles, certains repartent lorsqu?ils arrivent au bout du rouleau.
- Cette discipline n?est pas reconnue par le comité des Jeux Olympiques. Le regrettez-vous ?
Certainement. J?espère que cela ne tardera pas trop.
- Les Jeux des îles de l?océan Indien viennent de prendre fin. Quelle leçon peut-on en tirer ?
Cet élan d?unité nationale autour du quadricolore, surtout après la belle performance de nos footballeurs, doit être entretenu.
- Et la plus grosse déception ?
Il n?y a pas eu de compétition dans le Sud en raison du manque d?infrastructures de qualité. Il n?y a même pas un stade digne de ce nom où pourraient évoluer les jeunes. C?est une lacune par rapport à ce qui se passe dans d?autres régions de l?île, comme dans le Nord par exemple au stade Anjalay ou au stade Germain Commarmond, à Bambous. Nous pouvons voir voir à l?oeuvre des athlètes de renom.
Propos recueillis par Jocelyn Rose
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