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Procès Laclé : débats autour d?un ?complot?

14 février 2007, 00:00

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Raffick Karamtally, l?ancien directeur de l?école primaire Xavier Barbe, a été de nouveau entendu en cour dans le cadre du procès intenté par le Directeur des poursuites publiques à l?ex-conseiller Mathieu Laclé pour viol. Les plaidoiries ont ensuite eu lieu. La défense soutient que l?accusatrice, Jacqueline Dursoniah, n?est pas crédible. La poursuite évoque, elle, des ?témoins de complaisance? appelés par la défense. Le jugement sera prononcé le 16 mars.

La poursuite, représentée par Me Rashid Ahmine, a hier fait état d?une precautionary measure (pm) faite par la présumée victime à la police de Pailles le 6 mai 2006, soit deux semaines après qu?elle a fait l?allégation de viol à la police. Elle dit avoir fait l?objet de pétitions à l?école Xavier Barbe où elle est liaison officer. Elle aurait appris d?un officier du ministère de l?Education qu?il y aurait un complot orchestré, selon elle, par le directeur de l?école, Raffick Karamtally et Mathieu Laclé, en vue de la relever de ses fonctions.

Des parents de cette école de la zone d?éducation prioritaire auraient été, ajoute-t-elle, incités à soutenir cette man?uvre. Raffick Karamtally a, hier, déclaré ne pas être au courant de cette pm. Le document a été produit en cour en dépit de l?objection de la défense. Le témoin Karamtally a concédé être une connaissance de Mathieu Laclé avec qui, dit-il, il avait discuté de projets pour l?école. Me Ahmine a soutenu que ce témoin n?est pas un ?témoin de vérité?, d?autant plus que, dit-il, ce dernier a récemment obtenu une promotion pour devenir inspecteur au ministère de l?Education.

Au cours de sa plaidoirie, Me Joy Beeharry, l?avocat de Mathieu Laclé, a soutenu que la plaignante a menti tout au long du procès. Il se base sur les précédentes déclarations faites par elle, à la police, contre d?autres individus. Affaires qui ont été rayées par la suite. Il ajoute d?ailleurs qu?il n?y a pas de témoignage corroborant la version de la plaignante.

Précédents jugements

Me Ahmine a, lui, invité la cour à considérer le statut du suspect et de la plaignante dans cette affaire. Il a produit une liste de précédents jugements où la cour a condamné les accusés sur la seule base des témoignages des plaignantes dans les délits sexuels.

Evoquant les précédentes déclarations faites par Jacqueline Dursoniah à la police, Me Ahmine déclare que la cour ne peut se baser sur ces affaires pour juger de sa crédibilité. Et d?ajouter qu?il y a plusieurs autres raisons pour qu?un procès soit rayé.

Jacqueline Dursoniah maintient avoir été violée par Mathieu Laclé à Pailles le 13 avril 2006. Mais celui-ci affirme qu?elle était consentante et parle de liaison extraconjugale avec elle.

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