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Problèmes de vue : vers une prise en charge à l?école
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Problèmes de vue : vers une prise en charge à l?école
?Il tourne la tête bizarrement? ou ?il regarde la télévision de près? : ces comportements les plus souvent anodins chez l?enfant traduisent parfois un plus profond mal-être : celui d?une vue déficiente. Or, c?est au jeune âge qu?il importe de les déceler pour mieux les corriger.
?On peut distinguer quatre principales affections qui nuisent à la santé visuelle chez l?enfant, nous indique l?optométriste Reshad Nazir : la myopie, l?astigmatisme, l?hypermétropie, et l?amblyopie?. Ces affections perturbent naturellement la scolarité des élèves.
?D?où notre décision de mettre en place une campagne de dépistage systématique dans les écoles?, déclare le président de l??Association des opticiens?, Karim Jaufeerally.
Aux termes de l?accord passé entre les autorités ? celles de la Santé comme celles de l?Education ? un groupe de neuf optomètres s?est engagé à examiner et à faire des prescriptions pour les petits qui leur sont référés par leur école.
Sauf dans des cas précis, que Reshad Nazir décrit comme ?méritoires?, il n?est pas encore question d?offrir des montures ou des verres ? à l?instar des organisations comme le Rotary.
Mais si l?élève cadre avec les critères de la sécurité sociale, qui met à disposition des catégories vulnérables une paire de lunettes gratuite la prise en charge pourra être complète.
Pour l?heure, l?accent est mis sur la détection. ?Un premier dépistage est opéré sur place par des infirmiers de l?hôpital des yeux de Moka?, nous précise Reihaz Ismael, optométriste chez Farouk Hossen Ltd, qui a déjà examiné sept premiers élèves âgés entre sept à huit ans. ?Ce sont ces infirmiers qui vont identifier les enfants référés par l?école.?
<B>Effets irréversibles</B>
Cette étape consiste notamment à soumettre les petits à un examen préliminaire où ils auront à lire de loin des lettres de tailles diverses sur un tableau, comme le veut la pratique courante. Des questions pourront aussi être posées. ?C?est un examen très basique, et les optométristes feront le suivi en profondeur.?
Dans le cas précis qui lui a été soumis, le spécialiste a observé une déficience de vue prononcée (de moins 8) d?un ?il chez un enfant. ?C?est un cas que l?on peut rapprocher de l?amblyopie, où un ?il est dit ?paresseux?, avec un champs visuel réduit, qui oblige par exemple l?enfant à tourner la tête du côté où sa vue est bonne pour voir correctement.?
L?amblyopie se doit d?être traitée au plus vite car, passé 10 ans, ses effets sont irréversibles. ?Il faut qu?il porte des verres correctifs et qu?il suive un traitement à base d?exercices réguliers.? Il s?agit, en gros, de discipliner l??il paresseux en le faisant travailler après avoir bloqué de la main, la vue de l??il sain. ?Un exercice qui gagne à être pratiqué à la maison car il ne faut pas que l?enfant soit perçu comme moins doué par ses petits camarades.?
Si le problème de vue le plus fréquent est la myopie (anomalie par laquelle on distingue mal les objets éloignés), et que le port de lunettes est alors approprié, l?astigmatisme (coïncidant parfois avec la myopie) est un phénomène assez répandu : ?il arrive que l?enfant confonde un ?o? avec un ?a? ou un ?q??, explique Reihaz Ismael. C?est peut-être dû à une déformation de la cornée ou de la lentille optique.?
Enfin, l?hypermétropie, anomalie ?due habituellement à un défaut de convergence du cristallin et dans laquelle l?image se forme en arrière de la rétine? (Larousse), se traduit par une mauvaise vue de près, et reste marginale chez l?enfant.
On la traite par l?emploi de verres convergents.
LUNETTES
<B>Des divergences de prix</B>
■ Outils essentiels comme accessoires esthétiques, les lunettes sont aussi diverses en présentation et en prix que les souliers, avec lesquels elles partagent la particularité de se faire chausser. Les différences de prix s?expliquent : ?Historiquement, il y a 20 ans, les lunettes étaient uniquement importées d?Europe. Aujourd?hui, la masse critique vient de Chine. Cela a fait que les prix sont restés stables malgré l?inflation quand ils n?ont pas chuté?, commente Karim Jaufeerally, dont la famille est aussi importatrice de verres et montures. A cela, il faut ajouter la taxation douanière, dont la suppression a été maintes fois demandée par l??Association des opticiens?, ajoute Reshad Nazir. Lui, dépend d?un des nombreux importateurs pour la fourniture de montures et de fabricants locaux pour les verres. Si des différences de prix peuvent se constater d?un opticien à l?autre, c?est que ?souvent des montures pourtant ressemblantes proviennent d?importateurs différents?, indique Karim Jaufeerally, alors que Reshad Nazir attire l?attention sur la différence de prix entre produits de marque et produits génériques, à partir de Rs 500. Quant aux verres, ils sont le plus souvent (60 % environ) importés dans un état semi-fini. Selon que cela soit ou non le cas, cela peut avoir une incidence sur le prix, les semi-finis ayant à être polis d?après la prescription.
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