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Premier semestre mitigé pour Courts
Courts (Mauritius) devra faire fort durant la dernière semaine de l?année pour terminer l?exercice financier 2004 aussi bien que le précédent. Pour les premiers six mois de l?année financière en cours, la performance de la chaîne de magasins a été mitigée. Les ventes sont en progression mais le bénéfice net est en baisse.
A la fin de septembre 2004, Courts (Mauritius) a réalisé un chiffre d?affaires de Rs 594,9 millions contre Rs 527,6 millions à la même période l?année dernière. Cela représente une croissance de 12,7 %.
Les profits nets après impôt reculent. Ils passent de Rs 39,7 millions au cours du premier semestre de l?exercice 2003 à Rs 31,9 millions pour la période correspondante cette année. Une baisse de près de 20 %.
A Bell-Village, on attribue cette situation principalement aux efforts de l?entreprise d?étendre et rénover son réseau de magasins. Avec les magasins additionnels de Riche-Terre et Trianon, les dépenses administratives ont augmenté de pratiquement Rs 10 millions pour s?élever à Rs 46 millions. ?Les nouveaux magasins sont opérationnels et nous espérons que cela aidera à absorber les coûts?, commente un responsable.
L?ouverture de nouveaux magasins et le projet de rénovation ont également affecté la trésorerie de la compagnie. L?achat d?un nouveau magasin a nécessité des investissements de Rs 45,5 millions, fait-on ressortir au quartier général.
Le découvert bancaire est passé de Rs 33,5 millions en septembre 2003 à Rs 190,5 millions. La direction de Courts (Mauritius) fait ressortir que de par la nature du business, soit la vente à crédit, plus les ventes augmentent plus il y a une demande de trésorerie pour financer l?achat des débiteurs.
Il y a trois ans, avec l?achat d?une partie du capital de Courts par Profurn, la trésorerie était excédentaire grâce à l?apport de capitaux. Aujourd?hui, il y a nécessité de solliciter la trésorerie pour financer les ventes à crédit, le réaménagement des magasins et la constitution des stocks en prévision des ventes de fin d?année. D?où un gonflement du découvert bancaire, explique-t-on à Bell-Village. ?Nous sommes satisfaits de nos résultats et les ventes enregistrées en cette période sont encourageantes?, commente la direction.
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