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Preesha, l?avocate-écrivain
«L?envie d?écrire était si forte qu?au beau milieu de ma période d?insertion pratique en vue de ma prestation de serment, j?ai pris six mois de congé, pour me consacrer à la rédaction de mon roman qui sera, selon toute probabilité, publié cette année auprès d?un éditeur anglais. »
Il y a une semaine, le barreau a accueilli une jeune avocate Preesha Bissoonathsing. Derrière cette jeune légiste, se cache également un écrivain en herbe.
« Le roman n?est pas autobiographique », explique-t-elle. « Il raconte l?histoire d?une étudiante mauricienne en Angleterre dont l?ami a fait un accident. Ses amis tentent de reconstituer les événements qui ont abouti à l?accident. Au fait, l?histoire est un prétexte pour démontrer que les enseignements sur les grandes valeurs de la vie ne sont pas l?exclusivité des religions. Ces valeurs se cachent dans les événements de tous les jours. Il suffit de modifier notre lecture des événements de la vie pour les découvrir. »
L?envie d?écrire de Preesha Bissoonathsing a donné des sueurs froides à ses proches. « On ne comprenait pas toujours la raison de ma démarche. Certains se demandaient si je ne m?éloignais pas graduellement d?une profession que j?ai pourtant librement choisi d?embrasser au moment de terminer mes études secondaires au QEC. L?envie d?écrire fait partie de moi. Il m?a été impossible de la réduire au silence. »
Preesha est la fille du World Health Organization Liaison Officer, Chrishna Nand Bissoonathsing.
Le poids que l?écriture a imprégné sur sa personnalité, ne risque-t-il pas de l?emporter sur son statut d?avocat ? « Je n?ai pas poursuivi des études supérieures à l?université de Warwick et subi les examens organisés par le Bar Vocational pour rien. Je suis tout simplement une avocate pour qui l?écriture est une seconde vie », répond Preesha Bissoonathsing avec détermination.
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