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Pravind Jugnauth satisfait des «briefs» de la Banque centrale
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Pravind Jugnauth satisfait des «briefs» de la Banque centrale
La tentative de Navin Ramgoolam, leader de l?opposition, de situer la responsabilité du ministre des Finances sur les malversations alléguées à la Mauritius Commercial Bank (MCB) n?a pas donné grand-chose, hier au Parlement. Pravind Jugnauth n?a pas prêté le flanc à la polémique, se contentant d?affirmer qu?il était satisfait des « briefs » réguliers du gouverneur de la Banque centrale, Ramesh Basant Roi, concernant la MCB de mêmeque des mesures prises pour rectifier le tir.
Dans sa réponse, le vice-Premier ministre et ministre des Finances, a indiqué que la confidentialité a été soulevée lorsque le rapport des experts de nTan Corporate Advisory Pte Ltd a été soumis en février 2004. Il a ajouté avoir été mis au courant des conclusions dont le «tampering» des dépôts fixes et la consolidation des contrôles internes à la MCB.
Pravind Jugnauth a rappelé que Ramesh Basant Roi lui avait affirmé qu?il devait avoir une rencontre avec la direction de la MCB pour présenter les recommandations des experts singapouriens et qu?il avait demandé à la Banque centrale de s?assurer que la MCB prenne vite des mesures correctives.
Sur l?insistance de l?opposition sur les cas de blanchiment d?argent dans cette affaire, Pravind Jugnauth a répliqué que les experts n?en ont pas évoqué de tels délits. Navin Ramgoolam lui a demandé s?il était au courant que de l?argent avait été volé. Pravind Jugnauth a évoqué le détournement à la MCB au détriment du Fonds national de pension mais en précisant que l?argent avait été remboursé.
Le député Madun Dulloo a apporté des précisions sur les cas de blanchiment d?argent en rappelant des accusations en cour intermédiaire de certains protagonistes. Dont celles portées contre le directeur général en congé de la banque, Pierre-Guy Noël et l?avoué, Ravi Ramdewar, qui représentait Teeren Appasamy, le bénéficiaire allégué des détournements de fonds à la MCB.
<B>Les dispositions de l?ancien banking Act</B>
Loin d?être satisfait des répliques de Pravind Jugnauth, Navin Ramgoolam a évoqué les dispositions de l?ancien Banking Act sur les pouvoirs du ministre des Finances vis-à-vis de la Banque de Maurice. L?article 19 lui permet d?avoir des informations et de donner des directives à la Banque centrale.
Or, Pravind Jugnauth a argué qu?il n?a pas eu à le faire compte tenu des explications de Ramesh Basant Roi. De plus, la loi prévoit qu?il ne peut se prévaloir de ce droit seulement après consultation avec le gouverneur de la banque. Devant l?insistance de l?opposition, Pravind Jugnauth s?est dit « fully conscious of my responsibilities and am shouldering them in the best interest of the country.» A noter que le nouveau Banking Act de 2004 ne donne pas les mêmes pouvoirs au ministre des Finances.
Le leader de l?opposition a cherché à coincer Pravind Jugnauth quand il lui a demandé s?il savait que l?enquête des experts avait dû être interrompue. Prudent, celui-ci a répondu qu?il ne le savait pas. Le speaker, Dev Ramnah, a alors intercédé pour rappeler qu?ils discutent d?un rapport qui n?est pas encore un document public. Il est intervenu en deux occasions sur ce point.
Navin Ramgoolam s?est insurgé que le ministre des Finances n?ait même pas cherché à savoir si le document publié par Le Mauricien, samedi dernier, était bien le rapport nTan. Ce qui le conforte dans sa thèse de « cover-up ». Madun Dulloo est allé dans le même sens. Pravind Jugnauth a alors apporté un démenti catégorique.
Par ailleurs, le député, Xavier-Luc Duval a cherché à savoir s?il y a eu une enquête approfondie après celle de nTan. Pravind Jugnauth a répondu que la Banque centrale a joué son rôle de régulateur et qu?elle n?a découvert aucune fraude « post nTan report ».
La publication du rapport nTan a également fait l?objet de commentaires, mais, cette affaire étant en cour, Pravind Jugnauth n?a pu en dire davantage.
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