Publicité
Pourquoi les étudiants se tournent vers le privé
Par
Partager cet article
Pourquoi les étudiants se tournent vers le privé
Plus de la moitié des étudiants sont inscrits dans une institution privée dans le cadre de leurs études supérieures. En effet, que ce soit à Maurice où à l?étranger, le taux d?inscription dans l?enseignement privé est de 54,7 %, avec 19 143 personnes. Alors que l?université de Maurice comptait cette année augmenter ses inscriptions, elle n?a cependant pas obtenu le nombre d?étudiants attendu. Engouement pour l?étranger ou encore ouverture d?institutions privées sont autant de raisons avancées pour expliquer la situation.
Les établissements publics, dont l?université de Maurice, l?université de Technologie ou encore le Mauritius Institute of Education comptent 15 880 inscrits, indique le rapport 2007 de la Tertiary Education Commission (TEC), qui vient d?être publié. Ces chiffres n?étonnent personne à la TEC. «Le gouvernement encourage la venue d?opérateurs privés. Depuis trois ans, plus d?une dizaine de nouveaux établissements ont ouvert leurs portes. Cela fait qu?il y a beaucoup plus de compétiteurs », explique un responsable de la TEC.
Autre phénomène qui jette un éclairage sur le sujet : le désir des Mauriciens d?étudier à l?étranger. Alors qu?il y a deux ans, ils étaient 2 426 à quitter le bercail pour d?autres cieux, à la fin de l?année dernière, ce nombre est passé à 3 182, soit une hausse de 31,2 %. Au total, 9 531 Mauriciens poursuivent leurs études en dehors du pays. Mais derrière cet engouement pour l?étranger, il y a aussi le désir d?émigrer. L?Australie se trouve alors largement en tête dans le choix des étudiants, étant la terre d?émigration par excellence.
L?autre constat majeur concerne le ralentissement de la croissance du taux d?inscription dans l?enseignement supérieur. Celui-ci avait connu une majoration de 15 % en 2006 contre 5,4 % seulement l?année dernière. A la fin de l?année dernière, 35 023 Mauriciens étaient ainsi en formation dans un établissement d?éducation supérieure où qu?il soit. 37,3 % de la population, âgée de 20 à 24 ans, étaient ainsi inscrits dans l?enseignement supérieur.
«Je pense qu?il y a un blocage au niveau du Higher School Certificate mais diverses initiatives sont en train d?être prises pour élargir le nombre d?étudiants admissibles», explique un cadre de la TEC. C?est ainsi que des institutions commencent à proposer des cours d?introduction à des jeunes non-détenteurs d?un HSC. Une structure spéciale, le Human Resource, Knowledge & Arts Development Fund, doté de Rs 1 milliard, a d?ailleurs été créée le mois dernier pour venir en aide à ceux qui veulent entamer des études mais n?ont pas les ressources financières nécessaires.
Publicité
Publicité
Les plus récents